Acclamés par la foule du Schaffenfest comme des héros de la Chasse aux Nuisibles, Ulrich, Josef et Loupiot descendent dans les égouts de Bogenhafen traquer un simple gobelin à trois pattes. Mais les tunnels les mènent bien plus profond que prévu : un octogramme du Chaos gravé dans la pierre, un temple oublié dans les entrailles de la cité, et un démon à quatre bras qui se dresse devant eux. Acte 80 des Chroniques d’Ulrich von Schnitzelbach, campagne Warhammer Fantasy.
« Par les ABOMINATIONS de Tzeentch et les HORREURS des profondeurs ! Nous sommes descendus dans les égouts pour attraper un GOBELIN ! Un simple gobelin à trois pattes ! Et qu’avons-nous trouvé ? Un TEMPLE du Chaos ! Un OCTOGRAMME maudit ! Et maintenant… PAR LES COUILLES GELÉES DE MORR… un DÉMON à quatre bras se dresse devant nous ! Comment… COMMENT en suis-je arrivé LÀ ?! »
Égouts de Bogenhafen — Nuit de la Chasse — An 2523 CI

La Descente Catastrophique — Ou quand rien ne se passe comme prévu
Sous les VIVAS de la foule, accompagnés par des centaines de personnes qui criaient et scandaient nos noms, nous voilà déambulant pour la première fois dans les rues de Bogenhafen.
Une cité tout entière médiévale.
Rues étroites.
Demeures de guingois dont le faîte des toits se recoupait par endroit.
Et nous arrivâmes devant une plaque qui fut soulevée.
« Voilà l’accès, » nous dit-on.
Un trou NOIR.
Des barreaux couverts d’une mousse plus que glissante sur les côtés.
(Première mauvaise nouvelle : nous ne pouvions point rentrer par la petite grille au pied de la muraille — celle par laquelle était passé le gobelin — car nous n’étions pas assez MENUS. Nous n’avions pas le talent contorsionniste.)
« Mon petit Loupiot, » dis-je, « toi qui es le plus petit de la bande, tu pourrais peut-être ouvrir la marche. »
« Mon petit Loupiot fait un mètre QUATRE-VINGT-DIX, » répondit-il avec un sourire narquois.
(Ah. Voilà qui changeait les choses.)
« C’est donc moi qui fermerai la marche, » conclus-je.
Et je descendis.

La Chute du Caporal — Ou l’humiliation numéro 847
Je descendis deux mètres.
Mes doigts étaient déjà GLUANTS et suintants.
De la mousse s’était accumulée. Je voyais et devinais des champignons et autres masses végétales, des algues qui avaient poussé de par l’humidité.
Tout à coup, mon pied — alors que je m’apprêtais à le poser sur un barreau — rencontra le VIDE.
Je levai la tête.
Je vis un petit cercle lumineux d’une couleur orangée — les torches qui éclairaient la sortie.
Mais ce petit cercle lumineux était obstrué par l’ombre de mes deux compagnons qui descendaient.
Et je n’étais pas encore arrivé en bas.
Je ne savais pas quelle était la profondeur.
Deux toises ? Trois toises ? Cinq toises ?
Je l’ignorais.
Car c’était le NOIR total.
Et puis…
La loi de la GRAVITÉ me rappela son existence.
Je tombai dans les ténèbres.
Je n’eus pas le temps de crier.
La chute fut rapide — mais de peu de hauteur.
Deux toises et demie.
Je tombai dans l’EAU.
Une eau CROUPIE.
Une eau d’ÉGOUT.
Et bien entendu, je fus totalement plongé dans cette eau.
Cela rentra par mes orifices.
Y compris par ma bouche grande ouverte — car j’avais l’intention de CRIER.
(Par les immersions de Manann, le GOÛT… je préfère ne pas le décrire.)
Et ma LANTERNE se brisa contre mes fesses.
Elle n’existait plus.

La Pluie de Lanternes — Ou quand tout va de mal en pis
Au-dessus de moi, j’entendis des échos.
Loupiot essayait d’attacher une corde autour de sa lanterne pour l’abaisser et m’éclairer.
Un échec STUPÉFIANT.
La lanterne tomba.
Dans l’eau.
MORTE.
La foule, amassée là-haut, criait :
« Ce sont des AVENTURIERS ! Des HÉROS ! »
Et en réalité, ce qui se passait en bas…
C’était moi, le caporal, qui tombais comme une MERDE.
Puis qui se prenait sur la tête une LANTERNE.
Puis qui relevait la tête…
Et qui se prenait sur la tête VANDA.
BLAM.
Nous retombâmes sous l’eau ensemble.
Et une autre lanterne.
(Par les cascades de Ranald, nous n’avions plus de LUMIÈRE.)
Seul Loupiot — qui s’était attaché à une corde de sécurité avec un nœud de marin — réussit à descendre sans TOMBER.
Mais il fit beaucoup de BRUIT.
Énormément de bruit.
(Je le répète : beaucoup de BRUIT.)

L’Avancée dans les Ténèbres — Ou les horreurs des égouts
Loupiot alluma sa lanterne.
(La SEULE qui nous restait.)
Et nous découvrîmes notre environnement.
Nous étions dans un collecteur principal.
Main droite, main gauche, sur le bord du canal : une sorte de margelle.
Le canal en tant que tel faisait un mètre cinquante.
La margelle faisait à peu près un mètre de chaque côté.
L’eau nous arrivait au-dessus du nombril.
Au-dessus de nos têtes, un plafond voûté de trois mètres.
Et sur la margelle — comme elle ne faisait qu’un mètre de largeur — nous ne pouvions aller qu’en FILE INDIENNE.
Pas de lumière extérieure.
Pas de grilles dans le plafond.
Le NOIR absolu.

La Cataracte d’Excréments — Ou le baptême des ratiers
L’alcool avait coulé à flot là-haut.
La rumeur de notre expédition s’était répandue comme une traînée de poudre dans les auberges et sur la Schaffenfest.
Et tous ceux qui, depuis maintenant plus d’une heure, avaient bu, bu, et s’étaient vidangés, vidangés…
Nous entendîmes un bruit.
Un bruit de SIPHON.
Et là…
Quelque part, non loin de nous…
Une CATARACTE d’eau.
D’eau qui pissait et qui tombait dans le canal infecté et saumâtre.
Et qui provoqua un tel REMUGLE que tout à coup — comme si nous étions dans l’intestin maléfique d’un dragon putréfiant nécrotique — un souffle NAUSÉABOND nous enveloppa.
Une odeur pire que tout ce que nous avions pu sentir jusqu’ici.
Nos gorges brûlaient.
Nos yeux piquaient et pleuraient.
Et nous VOMÎMES.
Loupiot et moi, nous vomîmes.
(Vanda résista. Par quel miracle ? Je l’ignore.)

Les Chauves-Souris — Ou l’attaque venue du plafond
Nous marchâmes longuement.
Quand soudain…
Une odeur DIFFÉRENTE.
Plus ammoniaquée.
Nous vîmes sur les margelles, sur les murs, une espèce de fiente BLANCHÂTRE, fraîche, très épaisse.
À peine eûmes-nous le temps de constater ce changement d’environnement que…
C’était la DOUCHE.
Nous les sentîmes plus que nous ne les vîmes.
Et surtout nous les ENTENDÎMES.
Des dizaines — que dis-je, peut-être des CENTAINES — de petits rats ailés.
Des CHAUVES-SOURIS.
Qui vinrent en panique fondre sur nous.
Qui nous mordaient.
Qui nous griffaient.
Qui nous attaquaient.
Les chauves-souris se prirent dans les cheveux de Vanda.
Elles se prirent dans les poils de mon nez et de mes sourcils.
Et pour Loupiot… je préfère ne pas décrire où elles se prirent.
Nous subîmes de multiples entailles.
Mon visage et celui de Vanda saignaient abondamment.
Et Loupiot — en essayant d’esquiver — tomba de tout son long dans un torrent de PISSE et fut emporté par la vague.
(Heureusement, nous réussîmes à le rattraper.)

Les Champignons Rouges — Ou le tapis de spores
Plus loin, nous découvrîmes au sol une petite moisissure de couleur ROUGE.
Que Loupiot écrasa de ses pieds.
Puis une plaque plus importante.
Puis il s’arrêta.
Car tout autour de nous, ce qui jusqu’ici était d’une couleur gris-pierre devenait un TAPIS rouge de champignons et de moisissures.
Qui avaient pullulé.
Qui sur des toises et des toises s’étaient accumulés.
Au sol.
Au plafond.
Sur les murs.
Il était impossible de ne pas avancer dessus.
À peine Loupiot les toucha-t-il du bout de son bâton que des SPORES s’envolèrent, virevoltant de manière presque maligne devant les rayons lumineux de notre lanterne.
« On peut les éviter en marchant dans la flotte ? » demanda Loupiot.
« Oui, » confirma Vanda. « Pataugeons. »
Nous nous masquâmes le nez et la bouche avec nos manches.
Et nous pataugeâmes.
Jusqu’à ce que l’accumulation de spores devienne telle qu’elle obstruait la vue devant nous.
Une masse.
Une croûte.
Pour la franchir, il aurait fallu plonger la tête sous l’eau.
Sans savoir si nous pourrions remonter pour respirer.
« Le gobelin que nous poursuivons n’a pas marché sur les champignons, » observa Loupiot. « Il est peu probable qu’il soit passé sous l’eau. Il a peut-être pris un des autres couloirs. »
« Sage déduction, » approuvai-je.
Nous rebroussâmes chemin.

La Porte du Sang Vert — Ou la découverte du temple
Après une longue marche, nous arrivâmes devant une solide porte de bois encastrée dans le mur des égouts.
Une ouverture garnie de barres de fer s’ouvrait à la hauteur des yeux — un JUDAS.
Et plus intéressant…
Des traces de sang VERT SOMBRE.
Au niveau de la margelle.
Qui passaient sur la porte.
« Caporal, il y a du SANG, » dit Loupiot.
« Oui, je vois ça. Notre ami a certainement pris un coup. »
Vanda s’approcha.
Et soudain, elle s’arrêta.
Un frisson parcourut son échine.
Les poils de ses avant-bras se hérissèrent.
La chair de poule la fit frémir.
« Ce n’est pas le froid, » murmura-t-elle.
Car elle avait le don de SECONDE VUE.
Et ce qu’elle vit…
C’était le DHAR.
Le vent NOIR.
Le vent SOMBRE.
Qui passait sous l’interstice de la porte.
Qui s’échappait en coulant le long des barreaux.
Qui s’entortillait et venait tourbillonner autour de nous.
« Dans cette pièce, » dit-elle, « de l’autre côté… il y a le vent MALÉFIQUE. Le Dhar souffle et tourbillonne. »
« La magie noire ? » demandai-je.
« Au-delà de la magie. Je ne sais pas ce qu’il y a derrière, mais ça ne va pas être une bonne rencontre. »

La Découverte Macabre — Ou ce qui restait du gobelin
Malgré l’avertissement de Vanda, je m’approchai du judas.
Je collai mon œil contre les barreaux.
(Oui, je savais que c’était DANGEREUX. Mais j’étais COURAGEUX. Ou STUPIDE. La frontière est mince.)
Ce que je vis…
Un TAS sanguinolent.
Avec, il me semblait reconnaître, un BASSIN.
Dont partaient curieusement — ce qui semblerait être la texture ligamenteuse et l’ossature de…
TROIS JAMBES.
Le tout baignant dans du sang.
« Eh bien, » dis-je, « il n’y a plus qu’à le récupérer. Mission ACCOMPLIE. »
(Si seulement les choses avaient été aussi SIMPLES.)

L’Ouverture de la Porte — Ou la magie de Vanda
La porte était solidement fermée.
« Je la crochète, » dit Loupiot.
« Avec QUOI ? » demandai-je.
« Avec ma magie. »
(Ah. Il avait donc un peu de magie, ce bougre. Une magie de VOLEUR, mais de la magie quand même.)
Wanda se concentra.
Au début, elle arriva à focaliser…
Puis, avec HORREUR, il entendit un vrombissement.
Le Dhar commença à s’entortiller autour de lui, remontant le long de ses avant-bras, arrivant au niveau de son visage, s’apprêtant à caresser ses narines et ses oreilles…
À cet instant, Vanda intervint.
Elle se refocalisa.
Et immédiatement, le vent fut DISPERSÉ.
Les couleurs de l’AMÉTHYSTE — sa maison, sa demeure de Collège — reprirent le dessus.
Elles pénétrèrent à l’intérieur du mécanisme.
Et nous entendîmes un petit CLIC-CLAC.
Avec un petit grincement, la porte s’ouvrit.
« Je recule, » dit Vanda. « J’ai fait mon boulot. »

Le Temple de l’Ordo Septenarius — Ou la découverte de l’horreur
« Qui rentre le premier ? » demandai-je.
« C’est toi le CAPORAL, » dit Vanda. « C’est toi l’homme d’action. »
« C’est moi qui cours le plus vite, oui, tu veux dire. »
« Tenez-moi cette lampe, espèce d’EMPOTÉ », grognai-je.
Je sortis mon couteau.
Et je m’approchai.
Premier pas.
Je sentis au sol le pavé froid d’une CAVE.
Je levai devant moi la lanterne pour illuminer l’intérieur de la pièce.
Une pièce au mur de pierre.
Une pièce qui n’était pas anodine.
Le premier mot qui me vint à l’esprit…
C’était TEMPLE.
Car sur le sol, sans l’ombre d’un doute, il y avait un grand OCTOGRAMME peint d’une couleur bleu foncé — encre de Cathay.
Et à chaque extrémité de l’octogramme, un chandelier en argent portait une bougie NOIRE éteinte.
Plus de doute.
C’était bel et bien un temple du CHAOS dont il s’agissait.
Je vis un cercle de CUIVRE gravé — peut-être de l’épaisseur d’un pouce ou d’un pouce et demi — d’un diamètre de deux toises.
À l’intérieur de l’octogramme.
Et au centre, le dessin d’une étoile à HUIT branches.
Ornée d’une tête d’ANIMAL.
Et des mots suivants :
« ORDO SEPTENARIUS »
(Par les cultes corrompus de Sigmar, qu’avions-nous DÉCOUVERT ?)

L’Erreur Fatale — Ou quand Loupiot brise le cercle
Loupiot entra à son tour.
Il ramassa les fragments du gobelin — les trois jambes, le bassin, le sang — et les mit dans sa bâche en toile.
Puis il enleva les bougies noires.
Une par une.
Huit bougies.
Rien ne se passa.
« Ça nous fera de la lumière, » dit-il. « Garde-les. »
Puis il regarda le cercle de cuivre au sol.
« Je vais partiellement l’effacer, » dit-il. « L’altérer. L’abîmer. De façon à ce qu’il soit CASSÉ. »
« Avec QUOI ? » demandai-je.
« Avec mon couteau. C’est du cuivre. Je m’efforce de le couper. »
Il y a des décisions dans la vie que l’on peut REGRETTER.
Une d’elles pourrait être, par exemple, de pénétrer dans un temple du Chaos et de peut-être en PROFANER le cercle sacré.
Car à l’instant même où la lame de son couteau rouillé toucha le pentagramme…

L’Apparition — Ou le démon aux quatre bras
Tout ce que nous avions pu voir jusqu’ici — les ossements, l’octogramme, le buffet — tout cela fut immédiatement dépassé, subjugué par une épaisse fumée NOIRE qui, à une vitesse fulgurante, jaillit et nous enveloppa.
Nous nous retrouvâmes au cœur de cette fumée qui nous paraissait quasi ORGANIQUE.
En colonne, elle montait au plafond.
Et dans une espèce de panache, elle retombait, nous enserrant.
Et au milieu de cette noirceur d’encre absolue…
Nous vîmes tout à coup EXPLOSER — au sens premier du terme — comme si nous étions au cœur du cerveau d’un animal malade, des synapses BLEUES et ROSES qui irradiaient du cœur de l’octogramme.
Et à cet instant…
À peine eûmes-nous le temps de cligner des yeux…
Devant nous vint apparaître une CRÉATURE.
CORNUE.
Pleine de CROCS.
Aux yeux LUMINEUX.
Dotée de QUATRE BRAS griffus.
Et quand je dis griffus, il faut vous imaginer des haches de bataille capables de trancher un cavalier du Reikland et son destrier d’un seul coup.
Et de multiples langues ACÉRÉES.
L’entité venait d’arriver en HURLANT.
Vanda — ses cheveux littéralement dressés sur sa tête — cria depuis l’extérieur :
« SORTEZ DU CERCLE ! SORTEZ DU CERCLE ! »
Mais à l’instant où elle prononça ces mots…
La PORTE — comme propulsée par une main d’une puissance invisible incroyable — se referma dans un claquement SINISTRE.
Nous enfermant à l’INTÉRIEUR.
Loupiot et moi.
SEULS.
Face au DÉMON.
— Journal du Caporal Ulrich von Schnitzelbach, Enfermé dans un Temple du Chaos, Face à un Démon à Quatre Bras, Armé d’un Couteau Rouillé, Probablement Sur le Point de MOURIR, Égouts de Bogenhafen — An 2523 CI —
P.S. : Par les HORREURS indicibles de Tzeentch ! Un DÉMON ! Un véritable DÉMON du Chaos ! Avec quatre bras ! Des griffes comme des haches ! Des yeux lumineux ! Et nous sommes ENFERMÉS avec lui !
P.P.S. : Vanda est à l’EXTÉRIEUR. La porte s’est refermée. Nous sommes SEULS — Loupiot et moi — face à cette abomination. Avec un couteau rouillé et notre BITE.
P.P.P.P.S. : L’Ordo SEPTENARIUS. Un culte du Chaos. Sous les égouts de Bogenhafen. Pendant la Schaffenfest. Par les complots de Sigmar, cette ville est POURRIE jusqu’à la moelle !
P.P.P.P.P.S. : Si quelqu’un trouve ce journal… si par miracle ces pages survivent à ce qui va se passer… sachez que le caporal Ulrich von Schnitzelbach est mort en HÉROS. En combattant un DÉMON. Dans les égouts. Couvert de MERDE.
P.P.P.P.P.P.S. : Comment… COMMENT en suis-je arrivé LÀ ?!
À SUIVRE…
PROCHAIN CHAPITRE : LE COMBAT CONTRE L’INDICIBLE
Où deux ratiers armés de couteaux rouillés affronteront un démon à quatre bras. Où la magie de Vanda sera peut-être leur seul espoir. Où les points de destin seront probablement consumés. Et où le caporal Ulrich von Schnitzelbach prouvera — une fois de plus — qu’il est capable de survivre à TOUT.
Ou pas.


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