Le Bérébéli file sur le canal de Weissbruck, mais l’équipage n’est pas seul : un bateau mystérieux les suit depuis Altdorf, un cavalier les observe depuis les collines, et des inconnus leur font des signes incompréhensibles sur les quais. Ulrich, excédé par les bavardages incessants de Josef, règle le problème à sa façon : en le poussant dans le canal. Acte 75 des Chroniques d’Ulrich von Schnitzelbach, campagne Warhammer Fantasy.
« Par les PLUMES POURPRES de Sigmar qui nous hantent depuis Kemperbad ! Nous sommes SUIVIS ! Un bateau mystérieux nous file le train depuis Altdorf, un cavalier nous observe depuis les collines, et voilà que des inconnus nous font des SIGNES incompréhensibles sur les quais de Weissbruck ! Et entre tout ça, j’ai poussé Josef dans le canal parce qu’il me CASSAIT les oreilles ! Par les bains forcés de Manann, quelle journée ! »
Canal de Weissbruck, puis Port de Weissbruck — An 2523 CI

La Découverte des Poursuivants — Ou quand un caporal réalise qu’il est une proie
Après une journée et une nuit de navigation sur cet étroit canal — et après avoir subi les bavardages INCESSANTS de Josef sur les péages, les familles contrôlant le canal, le dieu Bogenauer et mille autres détails dont je me fichais éperdument — je pris l’initiative de regarder derrière nous.
Par pur réflexe de vieux soldat.
Et ce que je vis me glaça le SANG.
À suffisamment longue distance pour ne pas paraître menaçant, mais étonnamment TOUJOURS à la même distance — une barge plus habile et plus agile que la nôtre nous SUIVAIT.
« Mon petit Loupiot, » dis-je en l’appelant sur le pont. « Nous avons de la compagnie. »
Loupiot saisit sa longue-vue.
« Peux-tu faire venir Vanda sur le pont ? » dit-il. « Nous allons peut-être avoir besoin de ses talents de magicienne. »
Vanda monta.
« Par expérience, » dit-elle, « je sais que quand il y a des soucis, mieux vaut que je sois là. »
Loupiot lui tendit la longue-vue.
« Ma petite Vanda, nous sommes SUIVIS. Il me vient une idée. Si tu pouvais invoquer ta puissante magie et créer une BRUME dans laquelle nous pourrions nous dissimuler… »
Vanda le regarda en fronçant les sourcils.
« Comment veux-tu que je fasse apparaître de la BRUME ? »
« T’es magicienne, non ? »
« Je suis APPRENTIE magicienne. Et je pratique la magie de la MORT, pas la magie du TEMPS. »
« Il serait peut-être temps qu’on t’apprenne, » marmonna Loupiot, « parce que depuis qu’on est partis, t’apprends et t’as toujours rien lancé comme magie. »
« C’est peut-être VOUS qui alliez m’apprendre ? » répliqua-t-elle avec acidité.
Par les INCOMPÉTENCES magiques de Sigmar, ce n’était pas le moment de se disputer !

Les Plumes Pourpres — Ou le retour d’un ennemi familier
Vanda prit la longue-vue et observa le bateau qui nous suivait.
« Trois individus, » dit-elle. « Impossible de distinguer leurs traits à cette distance. Mais… »
Elle marqua une pause.
« Mais QUOI ? » demandai-je avec impatience.
« Ils portent tous de manière OSTENTATOIRE un signe caractéristique. Une plume de couleur… POURPRE. »
Par les RETOURS incessants de Sigmar !
Les PLUMES POURPRES.
Ces mystérieux ennemis qui nous suivaient depuis Kemperbad — peut-être même depuis NULN — étaient toujours sur nos traces !
« Le nom du navire ? » demandai-je.
« GOUDRONNÉ, » répondit Vanda. « On ne peut pas le lire. Ce qui confirme qu’ils nous suivent DÉLIBÉRÉMENT. »

Le Cavalier sur la Colline — Ou quand les menaces se multiplient
Mais ce n’était pas TOUT.
En observant les Plumes Pourpres, Vanda remarqua qu’ils ne regardaient plus dans NOTRE direction.
Ils regardaient vers la rive DROITE.
Par un mouvement synchronisé, nous tournâmes tous notre attention vers cette rive.
Et là, surplombant le canal depuis une petite colline, auprès d’un grand cyprès, nous vîmes un CAVALIER.
Monté sur un destrier.
Tenant par un long col un AUTRE cheval.
Portant une gabardine en cuir, col remonté.
Un TRICORNE enfoncé sur la tête.
Et lui aussi nous observait avec une longue-vue.
« Lui, est-ce qu’il a des plumes pourpres ? » demandai-je.
« Non, » répondit Vanda. « Rien du tout. Juste le tricorne. »
Et soudain, comme s’il avait été REPÉRÉ, le cavalier fit volte-face.
D’abord au petit trot.
Puis au GALOP.
Et il disparut derrière les collines.
Pas dans la direction d’où nous venions.
Dans la direction où nous ALLIONS.
Vers BOGENHAFEN.
« Soit nous allons au-devant d’une EMBUSCADE, » dit Loupiot, « soit en tout cas nous allons au-devant de nouveaux PROBLÈMES. »
« Nous sommes suivis par les Plumes Pourpres, » résumais-je. « Et un cavalier mystérieux nous PRÉCÈDE. Nous sommes des MULES destinées à prendre les coups à la place de notre commanditaire. »
« C’est SURPRENANT, » dit Loupiot avec ironie. « On s’y attendait EXACTEMENT. »

La Solution Radicale de Loupiot — Ou une idée que je refuse catégoriquement
« Il me vient une idée, » dit Loupiot.
(Note personnelle : quand Loupiot dit « il me vient une idée », il faut généralement s’INQUIÉTER.)
« On a du cordage à bord. Ulrich, tu vas attacher une corde qui va descendre dans l’eau. Tu vas te laisser DÉRIVER discrètement jusqu’à ce que tu te retrouves à la hauteur de ce bateau. Tu montes à bord DISCRÈTEMENT. Et ensuite… tu ASSASSINES les trois, tu brûles le bateau, et tu reviens avec la corde. »
Je le regardai avec des yeux RONDS.
« Au nom de QUOI devrais-je faire ça ? » m’exclamai-je. « Les Plumes Pourpres ne nous ont rien fait ! Pour le moment ! Ils nous SUIVENT, c’est tout ! »
« Justement, » dit Loupiot. « Autant régler le problème MAINTENANT. »
« NON ! »
« Mais… »
« J’ai dit NON ! Je ne suis pas un ASSASSIN ! Je suis un SOLDAT ! Et les soldats ne nagent pas dans des canaux pour égorger des gens dans leur sommeil ! »
Vanda approuva de la tête.
« Pour une fois, je suis d’accord avec le caporal. Tant qu’ils sont loin, ils ne nous gênent pas. C’est s’ils se RAPPROCHENT que ça deviendra problématique. »

L’Incident de Josef — Ou comment un caporal règle un problème de bavardage
Le problème avec cette situation tendue, c’est que Josef — qui n’était au courant de RIEN — continuait à nous harceler avec ses demandes de paiement et ses leçons sur le canal.
« Savez-vous combien ça coûte pour passer une écluse quand on a une péniche comme le Bérébéli qui fait plus de 3,65 mètres de large ? » demanda-t-il.
« Josef… » grognai-je.
« DEUX COURONNES ! Deux couronnes que ça coûte ! Mais c’est votre ami Lucas qui va payer, il a les bourses bien remplies ! »
Et il CONTINUA.
Encore.
Et ENCORE.
À un moment, je n’en pus PLUS.
Il était là, sur le pont, en train de pérorer sur je ne sais quel aspect du canal, et moi j’avais des ENNEMIS qui nous suivaient, un cavalier mystérieux qui préparait peut-être une embuscade, et ce CRÉTIN qui ne fermait pas sa BOUCHE.
Alors je fis quelque chose d’IMPULSIF.
Je le POUSSAI.
Dans l’EAU.
« MUTINERIE ! » criai-je en le regardant tomber par-dessus bord.
SPLASH !
Josef disparut sous la surface du canal.

Le Sauvetage Humiliant — Ou quand un ancien capitaine perd toute dignité
« Mais qu’est-ce que tu as FAIT ?! » s’exclama Loupiot.
« Il m’avait cassé les oreilles ! » répondis-je.
« On va devoir le REPÊCHER ! »
« Ah bon ? »
Loupiot me lança un regard FURIEUX et courut chercher une bouée.
Le problème, c’est que récupérer Josef prit plusieurs MINUTES.
Minutes pendant lesquelles le canal — qui était ÉTROIT, je vous le rappelle — se retrouva bloqué.
Les bateliers qui attendaient derrière nous ne pouvaient pas nous DOUBLER.
Et ils commencèrent à s’AGGLUTINER.
Et à REGARDER.
Et à RIRE.
Josef remonta à bord, trempé comme une soupe, sous les regards GOGUENARDS et AMUSÉS de tout ce que le canal comptait comme bateliers, vendangeurs, métayers et ouvriers agricoles.
Les rires MOQUEURS fusaient de part et d’autre.
Les noms d’OISEAUX volaient.
On remettait fortement en question sa propension à être un batelier COMPÉTENT.
« Ah les amis, j’ai GLISSÉ ! » tenta-t-il de dire à la cantonade. « Juste glissé ! Je me suis fait prendre à mon propre jeu ! »
Mais personne ne le crut.
Sa RÉPUTATION venait d’être DÉTRUITE.

La Menace Silencieuse — Ou quand Josef devient dangereux
Quand il passa juste à côté de moi en me frôlant des épaules, la tête rentrée dans les épaules, il me jeta un regard NOIR.
« Toi, » me dit-il à voix basse, « tu n’as RIEN pour attendre. »
Et d’un pas lourd et menaçant, il alla dans sa cabine.
Quand il en ressortit, il avait CHANGÉ.
Vêtements secs.
Baudriers et armements passés à ses côtés.
Une HACHE délibérément posée juste à côté de lui.
Son armure de CUIR.
Un casque — une calotte — attaché à sa ceinture.
Et son ARBALÈTE.
Il ne parlait PLUS.
Le voyage se passa désormais dans un calme ABSOLU.
(Note personnelle : j’avais peut-être fait une erreur. J’avais transformé un BAVARD insupportable en un ENNEMI silencieux et armé. Ce qui n’était peut-être pas MIEUX.)

L’Intervention de Vanda — Ou comment amadouer un ancien capitaine humilié
Vanda, avec son tact habituel, décida d’intervenir.
Elle s’approcha de Josef et lui glissa à l’oreille — de manière à ce qu’il l’entende clairement :
« Vous êtes vraiment très COURAGEUX d’oser vous opposer au caporal von Schnitzelbach. Bien PEU auraient osé le faire… après ses EXPLOITS en duel. »
Josef la regarda.
Puis me regarda.
Une ombre passa sur son visage.
Il crispa les mâchoires.
Ses yeux étaient exorbités.
Il crispa ses deux poings jusqu’à se faire blanchir les phalanges.
Mais… quelque chose changea dans son regard.
La PEUR, peut-être.
Le RESPECT forcé.
Il desserra les poings.
Et avec un sourire crispé, il dit à la cantonade :
« Ah les amis, j’ai glissé ! C’était une bonne GUERRE ! »
Et il retourna à la barre sans plus un mot.

L’Arrivée à Weissbruck — Ou une ville en pleine expansion
Nous arrivâmes enfin en vue de la ville de WEISSBRUCK.
Josef — désormais bien plus SYNTHÉTIQUE et allant droit au but dans ses paroles — nous expliqua :
« Il y a moins d’un siècle, ce n’était rien d’autre qu’une petite bourgade. Mais avec le canal et les trois familles dont je vous ai parlé, c’est en pleine EXPANSION. C’est devenu une grosse ville MARCHANDE. »
Et effectivement, nous entendions le bruit de CHANTIER qui résonnait partout.
De nouveaux bâtiments se construisaient à la périphérie.
Des entrepôts s’étendaient de toute part.
Une forte activité liée aux MINES animait la ville.
Josef — efficace, rapide, et surtout SILENCIEUX — dirigea habilement le Bérébéli dans les bonnes écluses pour nous amener à quai.
« Je vais à la capitainerie, » dit-il. « Pour obtenir notre numéro de passage. Nous devrons attendre demain matin pour emprunter le canal vers Bogenhafen. »
Et il partit.

L’Observateur de l’Or Noir — Ou quand Vanda découvre qu’on nous surveille
Vanda décida de SUIVRE Josef.
Par prudence.
Après tout, il aurait pu nous TRAHIR.
Mais en le suivant, elle découvrit autre chose.
Un homme.
Debout sur le seuil d’une auberge appelée « L’OR NOIR ».
Une auberge stratégique qui permettait de voir facilement les va-et-vient depuis le Bérébéli.
Et cet homme OBSERVAIT Josef.
Ou plutôt, il observait notre BATEAU.
Quand Vanda s’approcha pour mieux voir, l’homme tourna la tête dans sa direction.
Et là, elle vit son visage.
Un visage d’HOMME.
Les traits BURINÉS par le soleil.
Un nez CASSÉ.
Une barbe qui MANGEAIT son visage.
Il la vit.
Et immédiatement, il s’engouffra à l’intérieur de l’auberge et disparut.

Les Signaux Mystérieux — Ou quand des inconnus font des gestes incompréhensibles
Pendant que Vanda suivait Josef, Loupiot et moi restions sur le bateau.
Et c’est là que nous vîmes quelque chose d’ÉTRANGE.
Sur les quais, suffisamment loin pour ne pas être rejoints en grandes enjambées, mais suffisamment près pour être vus, trois INDIVIDUS jouaient du MIROIR de poche pour attirer notre regard.
Quand ils virent que nous les avions repérés, le premier rangea son miroir.
Le second écarta grand les BRAS, comme s’il était en croix.
Et le troisième leva les bras tout au-dessus de sa tête et claqua DEUX FOIS dans les mains.
« C’est quoi ça ? » demandai-je. « Un code de batelier ? »
« Aucune idée, » répondit Loupiot.
Ils recommencèrent.
TROIS éclats de miroir.
Le premier montre le deuxième.
Le deuxième écarte les BRAS en croix.
Le troisième lève les mains et claque DEUX FOIS.
« Ils nous font des SIGNES, » dit Loupiot. « Tu vas descendre sur le quai et tu vas aller leur demander ce qu’ils veulent. »
« Comment ça, MOI ? »
« Je suis ton CAPITAINE, Ulrich. »
« Dans tes RÊVES ! »
Mais Loupiot avait ce regard de commandement qu’il prenait parfois — ce regard qui faisait que même moi, vieux soldat, je finissais par obéir.
« Bon, j’y vais, » grognai-je. « Mais rien ne me fait PEUR. »

La Confrontation Silencieuse — Ou quand un caporal ne comprend rien aux signes
Je descendis du bateau d’un pas SÛR.
Le ponton grinça sous mes bottes.
Le bruit de mes éperons résonnait sur les planches.
Je sentais le poids apaisant de ma Zweihander dans mon dos.
J’avançais vers eux d’un pas DÉCIDÉ.
Genre INTIMIDANT.
Les trois individus se mirent en arc de cercle et m’attendirent.
Leurs sourires semblaient… AMICAUX ?
Leurs visages n’avaient rien de remarquable.
ANONYMES serait le mot qui les qualifiait le mieux.
À cinq mètres d’eux, l’un leva la main DROITE.
L’autre leva le poing GAUCHE fermé.
Le troisième mit sa main droite sur son CŒUR.
Et ils me regardèrent avec un grand sourire.
« Messieurs, BONJOUR ! » dis-je avec un grand sourire également.
Le sourire se FIGEA.
Ils se regardèrent tous les trois.
L’un s’éclaircit la voix.
Il leva sa main droite — les cinq doigts vers le ciel.
Il regarda celui qui était à gauche.
L’autre leva son poing droit et le ferma devant moi.
Le troisième mit sa main sur son cœur.
Et ils me firent un signe de la main.
Genre « à toi ».
Par les INCOMPRÉHENSIONS de Sigmar, ils s’exprimaient avec un langage de SIGNES !
Je fis PAREIL qu’eux — mimant leurs gestes.
Les trois se regardèrent.
Ils écarquillèrent les yeux.
L’un chuchota à l’oreille de l’autre.
« Vous allez arrêter vos BÊTISES ! » m’exclamai-je finalement. « Je sais très bien que vous COMPRENEZ ! Qu’est-ce que vous voulez exactement ? Pourquoi vous nous faites des signaux depuis tout à l’heure ? »
Ils se regardèrent.
Chuchotèrent.
Et là, je les vis remonter leur COL.
Reculer.
Très doucement.
Trois pas.
Cinq pas.
Dix pas.
Ils me tournèrent le DOS.
Et commencèrent à PARTIR en jetant des regards par-dessus leur épaule.
L’air complètement INTERLOQUÉS.
Comme si JE n’avais pas répondu correctement à leur signal.
Comme si JE n’étais pas la personne qu’ils attendaient.

Le Retour de Josef — Ou un ancien capitaine devenu efficace
Josef revint de la capitainerie.
Il avait négocié à la BAISSE les tarifs.
Et il avait obtenu que nous puissions, dès DEMAIN MATIN, aux premières lueurs de l’aube, être les PREMIERS à passer le canal vers Bogenhafen.
« C’est EXCELLENT, » dit Loupiot.
Josef hocha la tête.
Il avait même acheté une ANGUILLE au marché.
Et des FLEURS.
(Note personnelle : les fleurs, c’était pour QUI ? Mystère.)
Le Bilan de la Journée — Ou trop de mystères pour un seul caporal
Nous nous retrouvâmes sur le pont du Bérébéli, à faire le point.
Un : Les PLUMES POURPRES nous suivaient toujours — leur bateau s’était arrêté quelque part sur le canal, hors de vue.
Deux : Un CAVALIER mystérieux nous avait observés depuis les collines et était parti au galop vers Bogenhafen — préparant peut-être une embuscade.
Trois : Un homme au visage buriné nous surveillait depuis l’auberge de l’Or Noir — et avait disparu quand Vanda l’avait repéré.
Quatre : Trois inconnus nous avaient fait des SIGNES incompréhensibles — puis étaient partis quand j’avais échoué à leur répondre correctement.
Cinq : Josef était désormais SILENCIEUX et efficace — mais me regardait avec une haine VISCÉRALE.
Six : Nous devions attendre jusqu’à DEMAIN MATIN pour continuer vers Bogenhafen.
Par les MYSTÈRES accumulés de Sigmar, cette mission de « simple transport de coffre » se compliquait à chaque HEURE qui passait !
— Journal du Caporal Ulrich von Schnitzelbach, Qui a Découvert qu’il Était Suivi par les Plumes Pourpres, Qui a Vu un Cavalier Mystérieux Partir vers Bogenhafen, Qui a Poussé Josef dans le Canal et Ne le Regrette Qu’à Moitié, Qui n’a RIEN Compris aux Signes des Trois Inconnus, Qui Attend le Matin pour Continuer sa Route, À Quai à Weissbruck, À Bord du Magnifique Bérébéli, — An 2523 CI —
P.S. : J’ai poussé Josef dans l’eau. Je ne regrette RIEN. Il me cassait les oreilles. Par contre, maintenant il me regarde avec une haine VISCÉRALE et il s’est équipé d’une hache, d’une arbalète et d’une armure de cuir. J’ai peut-être fait une ERREUR tactique.
P.P.S. : Les PLUMES POURPRES sont toujours là. Trois individus sur un bateau qui nous suit depuis Altdorf. Ils ne nous attaquent pas. Ils ne se rapprochent pas. Ils nous SUIVENT. C’est INQUIÉTANT. Qu’attendent-ils exactement ?
P.P.P.S. : Le CAVALIER sur la colline — celui au tricorne — est parti au galop vers Bogenhafen. Il nous PRÉCÈDE. Il prépare quelque chose. Une EMBUSCADE ? Un comité d’accueil ? Rien de bon, j’en suis sûr.
P.P.P.P.S. : Les TROIS INCONNUS aux signaux mystérieux… Je n’ai RIEN compris à leurs gestes. Ils semblaient attendre que je réponde d’une certaine manière. Comme si j’étais censé connaître leur CODE. Mais je ne le connaissais PAS. Et ils sont partis, interloqués. Qui étaient-ils ? Que voulaient-ils ? Étaient-ils des ALLIÉS ou des ENNEMIS ?
P.P.P.P.P.S. : L’homme au visage buriné dans l’auberge de l’Or Noir… Un autre observateur. Un autre mystère. Cette ville de Weissbruck est PLEINE de gens qui nous SURVEILLENT.
P.P.P.P.P.P.S. : Demain matin, aux premières lueurs de l’aube, nous reprendrons le canal vers BOGENHAFEN. Avec le coffre de Castor. Avec la lettre d’héritage. Avec Alvira et sa valise mystérieuse. Et avec tous ces ennemis — connus et inconnus — dans notre sillage. Par les routes dangereuses de Sigmar, accordez-nous un voyage sans EMBUSCADE.
(Je n’y crois pas une seconde.)


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