Je dois être honnête.
Dans mon journal intime — ce journal que je destine à la postérité, à l’Histoire, et secrètement à la Gravine — je me dois d’être honnête.
Ce que je vous ai raconté précédemment… cette scène glorieuse où j’intimidais Ursula, où je lui donnais des ordres, où elle me regardait avec respect…
C’était ce que j’avais imaginé.
C’était ce qui s’était passé dans ma tête.
Dans la réalité…
Par les humiliations de Sigmar et toutes les couilles qu’il n’a jamais réussi à protéger…
Dans la réalité, au moment où je prononçais ma tirade — cette tirade magnifique sur le futur capitaine de la garde de la Gravine — je sentis une main de fer se refermer sur mon entrejambe.
Une main qui serrait.
Qui serrait fort.
Qui serrait avec une puissance de serre d’aigle qui me fit couiner comme un cochon qu’on égorge.
Ma voix — cette voix grave et autoritaire que j’avais travaillée — monta dans les aigus. Très haut dans les aigus. Si haut que les chiens de Kemperbad durent l’entendre.
« Dégage, » siffla Ursula en serrant encore plus fort — si c’était possible. « Parce que je vais t’éparpiller. »
Et elle me relâcha.
Je m’effondrais à moitié, les mains sur mes parties meurtries, des larmes de douleur aux yeux.
Elle s’éloigna sans un regard en arrière.
Et moi, je restai là.
Plié en deux.
Humilié.
Vaincu.
Encore.

L’enquête de Vanda — Ou la magicienne qui renifle les morts
Pendant que je me remettais de mon… interaction avec Ursula, Vanda menait sa propre enquête.
Elle était retournée dans la chambre de la mariée. Là où gisait le corps de Bruno. Là où tout avait basculé.
Et ce qu’elle découvrit changea tout ce que nous pensions savoir.
Vanda n’était pas une enquêtrice ordinaire. Elle était apprentie magicienne du Collège d’Altdorf, spécialisée dans le vent Shyish — le vent de la mort. Elle avait des capacités que nous autres, simples mortels, n’avions pas.
Elle se mit à quatre pattes autour du corps de Bruno.
Elle huma l’air.
Elle renifla — comme un chaman des plaines glacées de Kislev, comme une bête sauvage qui flaire sa proie.
Et elle capta les vents de la mort qui flottaient encore autour du cadavre.
« Il est mort depuis plusieurs heures, » m’annonça-t-elle quand je la rejoignis enfin — boitillant légèrement, pour des raisons que je refuse d’expliquer.
« Plusieurs heures ? »
« Le corps est froid. Il a été frappé mortellement peu après son arrivée dans cette pièce. Bien avant la cérémonie. »
Mon cerveau — ce cerveau malmené par la douleur et l’humiliation — essaya de comprendre les implications.
Bruno était mort depuis des heures. Avant même que nous arrivions à l’église. Avant même que la cérémonie commence. Pendant tout ce temps où nous attendions, où nous priions, où nous regardions Ashkaroun se tenir devant l’autel…
Bruno était déjà mort.
Et Dominique avait eu tout le temps de s’enfuir.

La vérité qui mord
Mais ce n’était pas tout.
« Ce n’était pas du poison classique, » continua Vanda. « Regarde. »
Elle me montra le corps de Bruno.
Et je vis.
Des marques de morsures. À la gorge. Aux chevilles. Aux poignets.
Des crocs. Des crocs de vipère.
« Des serpents, » dis-je.
« Des serpents, » confirma Vanda.
Bruno n’avait pas été empoisonné avec une potion ou un breuvage. Il avait été mordu. Attaqué par des serpents — plusieurs serpents, à en juger par le nombre de morsures. Des serpents qui l’avaient frappé de toutes parts, l’empêchant de se défendre, le paralysant avec leur venin pendant qu’ils le vidaient de sa vie.
C’était une mort horrible.
C’était une mort planifiée.
Quelqu’un avait apporté ces serpents dans la chambre. Quelqu’un les avait cachés. Quelqu’un les avait libérés au moment opportun.
Dominique.
Par les serpents de Sigmar, cette garce avait tout prévu.

Les paniers — Ou l’indice qui change tout
Vanda fouilla la pièce.
Et elle trouva quelque chose.
Des paniers. Des paniers en osier, renversés dans un coin de la chambre. Le genre de paniers que…
« Des paniers de bateliers, » dit Vanda.
Mon sang se glaça.
Des paniers de bateliers. Le genre de paniers qu’utilisaient les canotiers du Reik. Les jeunes apprentis qui n’avaient pas encore la capacité d’être seconds sur les barges. Ceux qui, dans leurs petits canots, allaient chasser les anguilles — ou, pour les plus braves, les plus inconscients, attraper des serpents.
Loupiot.
Non.
Pas Loupiot.
« Ce sont des paniers courants, » dis-je, refusant de croire ce que les indices suggéraient. « N’importe qui peut en avoir. »
« N’importe quel batelier, » corrigea Vanda.
Elle me regarda avec ces yeux froids qu’elle avait — ces yeux qui ne jugeaient pas, qui constataient simplement.
« Je ne dis pas que c’est lui. Je dis que c’est le genre de paniers qu’il utiliserait. »
Non.
Pas Loupiot.
Pas le petit batelier qui nous avait sauvés tant de fois. Pas celui qui avait découvert la corde sciée. Pas celui qui avait révélé le lien entre les Dammenblatz et les Toppenheimer.
Il y avait forcément une autre explication.
Il y avait toujours une autre explication.
(Note désespérée : je refusais de croire que Loupiot était impliqué. Je refusais de croire que ce gamin — ce héros à sa manière — était un traître. Mais les indices… Par les indices de Sigmar, les indices pointaient dans une direction que je ne voulais pas regarder. Quelqu’un nous avait trahis. Quelqu’un qui avait accès à des paniers de bateliers. Quelqu’un qui connaissait nos plans. Quelqu’un qui… Non. Pas Loupiot. Il devait y avoir une autre explication.)

Les trois érudits — Ou le sacrifice qui pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses
Pendant ce temps, les autres discutaient de ce qui s’était passé dans l’église.
Le sacrifice des trois érudits.
Cette scène d’horreur absolue — ces fous qui s’étaient éventrées, mutilées, jetées du balcon devant toute l’assemblée.
« Nous savons qui tu es. »
Ces mots qu’Alrela avait hurlés avant de s’écraser.
Qu’est-ce que cela signifiait ?
Les discussions allaient bon train.
« C’est lié à Slaanesh » disait Loupiot. « Le dieu de la luxure. Les symboles phalliques, les actes obscènes, les plumes violettes qu’on a vues à l’Auberge des Trois Plumes… »
« Les dieux de la Ruine sont sensibles aux sentiments, » ajoutais- je. « Mais pauvre malheureux, ne recommence plus jamais ça, prononcer leur nom attire leur attention. C’est pour ça qu’on ne les nomme pas. »
« Et l’homme de jade ? Eberhardt ? Il trempe là-dedans, c’est certain. »
« Mais le lien avec Ashkaroun ? Pourquoi lui ? »
Personne n’avait de réponse.
Ashkaroun était sorti de l’église avec sa superbe habituelle. Il avait disparu dans les rues de Kemperbad, suivi par Ursula et par le répurgateur. Deux prédateurs sur les traces d’un serpent.
Où était-il allé ? Que faisait-il ? Qu’est-ce qu’il cachait ?
« Nous savons qui tu es. »
Qui était vraiment Ashkaroun ?
Un ambassadeur arabien ? Un prince en exil ? Un serviteur des puissances obscures ?
Je ne savais plus.
Je ne savais plus rien.
Tout ce que je savais, c’était que Bruno était mort, que Dominique avait disparu, que le duel était demain, et que nous n’avions plus de champion.
Et que quelque part dans cette ville de fous, de traîtres et d’adorateurs de dieux sombres, la vérité se cachait.
Une vérité qui, j’en étais certain, serait pire que tout ce que nous avions imaginé.
Les vipères du Reikland
Vanda termina son inspection de la chambre.
Les paniers qu’elle avait trouvés n’étaient pas n’importe quels paniers. C’étaient ceux qu’utilisaient les jeunes bateliers du Reik — ces gamins qui n’avaient pas encore l’expérience d’être seconds sur les barges, mais qui, dans leurs petits canots, allaient chasser les anguilles.
Et pour les plus braves — ou les plus inconscients — attraper les terribles vipères du Reikland.
Ces serpents dont le venin était connu dans tout l’Empire pour sa puissance mortelle.
Quelqu’un avait utilisé ces paniers pour transporter des vipères jusqu’à la chambre de Dominique. Quelqu’un les avait libérées au moment opportun. Et Bruno — notre champion, notre espoir, notre montagne de muscles — était mort sous leurs crocs empoisonnés.
Vanda ramassa prudemment l’un des paniers — vérifiant d’abord qu’il était vide, par les précautions de Sigmar — et quitta la pièce.
Elle avait des informations à partager.
Mais d’abord, elle avait d’autres corps à examiner.
L’église — Ou le caporal observe les vivants parmi les morts
Pendant ce temps, je retournai dans l’église.
Les corps des trois érudits gisaient encore là où ils étaient tombés — ou plutôt, là où ils s’étaient écrasés, répandus, éparpillés. Le sang avait formé des flaques sombres sur le marbre blanc. Les entrailles… je ne décrirai pas les entrailles.
Mais ce n’étaient pas les morts qui m’intéressaient.
C’étaient les vivants.
Je voulais voir comment chacun réagissait à ce spectacle d’horreur. Je voulais observer, analyser, comprendre. Peut-être que dans les réactions des uns et des autres, je trouverais des indices sur ce qui se passait vraiment dans cette ville de fous.
La Gravine était en grande discussion avec Matrella von Achern. Leurs visages étaient d’une froideur absolue — comme si trois personnes ne venaient pas de s’éventrer sous leurs yeux. Elles ne parlaient que de politique, de stratégie, de jurisprudence. Les juges avaient été convoqués et compulsaient frénétiquement leurs registres, cherchant un précédent, une échappatoire, quelque chose qui pourrait annuler le duel.
Mais il n’y avait rien.
Le duel aurait lieu.
Avec ou sans champion.
(Note amère sur la Gravine : je l’admirais. Par Sigmar, je l’admirais plus que quiconque. Mais en cet instant, sa froideur me glaça le sang. Trois fous venaient de se suicider de la manière la plus horrible qui soit. Et elle… elle ne voyait que le jeu politique. Elle se moquait totalement des corps. Des morts. De l’horreur. Était-ce de la force ? De l’insensibilité ? De la nécessité ? Je ne savais pas. Mais cela me rappela que la femme que j’admirais était aussi une joueuse d’échecs impitoyable. Et que dans son jeu, nous n’étions tous que des pions.)
Les bourgeois étaient divisés en deux camps.
Il y avait ceux qui avaient encore la foi — ces dévots de Shallya et de Vérena qui avaient été choqués, bouleversés, terrifiés par ce sacrilège. Ceux-là avaient fui l’église comme si elle était maudite. Et peut-être l’était-elle.
Et puis il y avait les autres.
Ceux dont les yeux brillaient d’une excitation malsaine. Ceux qui ne pouvaient pas détourner le regard des tripes répandues. Ceux qui, comme sur un champ de bataille, étaient irrésistiblement attirés par l’odeur de la mort.
Je les connaissais, ces gens-là. Je les avais vus sur les champs de bataille — ces nobles qui venaient observer les carnages depuis leurs collines, ces marchands qui vendaient de la nourriture aux soldats mourants, ces bourgeois qui collectionnaient les souvenirs macabres.
Ils jouissaient de ce spectacle.
Et leur jouissance me donna la nausée.

Gustaf — Ou le juriste qui veut confesser
Mais c’est Gustaf qui attira mon attention.
Notre juriste — ce greffier méticuleux, ce serviteur loyal de la loi — était recroquevillé derrière les pieds de la statue de Shallya. Il tremblait. Il balbutiait. Il agitait une petite chaîne à l’effigie de Vérena — la déesse de la justice — comme si elle pouvait le protéger de quelque chose.
« Je n’y suis pour rien… » l’entendais-je murmurer. « Je regrette… Je confesse tous mes péchés… »
Ses yeux cherchaient désespérément un prêtre de Vérena à qui se confesser. Quelqu’un qui pourrait écouter ses secrets. Quelqu’un qui pourrait l’absoudre de… de quoi ?
Et puis il me vit.
Il se jeta sur moi.
Littéralement.
Il saisit ma main avec une force que je ne lui aurais pas soupçonnée — cette main de greffier qui ne connaissait que la plume et le parchemin.
« Caporal… » souffla-t-il, les yeux écarquillés de terreur. « Caporal, il faut que je vous parle… J’ai quelque chose… quelque chose de très grave à vous dire… »
Par les confessions de Sigmar, qu’est-ce que ce petit homme savait ?
Qu’est-ce qu’il avait fait ?
Qu’est-ce qu’il cachait depuis tout ce temps ?

Loupiot — Ou le batelier pris au piège
Pendant que Gustaf s’accrochait à moi comme un naufragé à une planche, Loupiot menait sa propre mission.
Il avait décidé de s’infiltrer dans le camp d’Eberhardt. La grande tente verte aux couleurs de jade, là où le baron et sa cour attendaient le duel avec une suffisance insupportable.
C’était une mission suicidaire.
Le camp était un village miniature — une cinquantaine d’individus au moins. Des hommes d’armes, des serviteurs, des cuisiniers, des valets. Des gardes à chaque entrée. Des sentinelles qui patrouillaient.
Mais Loupiot était jeune. Impétueux. Tourbillonnant comme la jeunesse.
Il se faufila.
Il utilisa chaque ombre, chaque repli de tente, chaque moment d’inattention.
Et il échoua.
Une dague acérée se posa sous sa gorge.
Une main ferme l’immobilisa.
Une odeur de parfum enivrant — ce parfum entêtant des elfes et des demi-elfes — l’enveloppa.
Et une voix susurra à son oreille :
« Tchi, Loupiot… On se faufile comme un assassin dans la tente du champion ? »
Eltharin Pique d’Argent.

Le champion demi-elfe d’Eberhardt. Celui que nous avions humilié au tribunal. Celui qui avait dû se déshabiller devant toute la ville. Celui qui, demain, devait affronter notre champion en duel.
Et maintenant, il tenait Loupiot à sa merci.
La dague était placée de telle sorte qu’une simple pression pouvait vider notre batelier de son sang comme un goret.
« Je cherche l’arme de votre crime, » répondit Loupiot avec ce culot qui le caractérisait.
Par les bluffs de Sigmar, ce gamin avait des couilles. Des couilles que je n’avais plus, d’ailleurs, depuis mon interaction avec Ursula.
Mais aurait-il assez de couilles pour se sortir de cette situation ?

La magicienne qui lit les signes de corruption
Vanda, de son côté, examinait les corps des trois érudits.
Pas pour le spectacle morbide — elle laissait ça aux bourgeois dégénérés. Non. Elle cherchait quelque chose de spécifique.
Des signes de corruption.
Et elle en trouva.
Les vents de la magie tourbillonnaient encore autour des cadavres — ces énergies invisibles que seuls les initiés pouvaient percevoir. Mais ce n’était pas que le vent Shyish de la mort. Il y avait autre chose. Quelque chose de plus sombre. Quelque chose de corrompu.
Et puis elle remarqua les détails.
Les plumes brunes. Ces mêmes plumes que nous avions vues à l’Auberge des Trois Plumes. Elles étaient là, sur les corps, cachées dans les replis des vêtements, mêlées aux entrailles répandues.
Les mèches de cheveux. La cheffe — Alrela — avait plusieurs mèches de cheveux coupées. Coupées proprement. Rituellement.
C’était un sacrifice.
Pas un simple suicide.
Un rituel.
Ces érudits ne s’étaient pas tués par désespoir ou par folie. Ils s’étaient tuées pour quelque chose. Pour invoquer quelque chose. Pour envoyer un message à quelqu’un — ou à quelque chose.
« Nous savons qui tu es. »
Ces mots prenaient une dimension nouvelle.
Ce n’était pas une menace.
C’était une invocation.

Le champion manquant — Ou la question que personne ne veut poser
La vraie question restait en suspens.
Bruno était mort. Le duel était demain. Et nous n’avions personne pour le livrer.
« Qui va se battre ? » demanda quelqu’un.
Le silence qui suivit fut éloquent.
« Ursula ? » suggéra une voix.
« Elle voudra de l’or. Beaucoup d’or. »
« La Gravine peut payer. »
« Ou alors… » — et je sentis des regards se tourner vers moi — « …le caporal ? »
Par les combats de Sigmar, ils n’étaient pas sérieux.
« On aime beaucoup ton style de combat, » dit quelqu’un avec un sourire en coin. « Mais le côté ramassé-plantage-dans-le-poteau… »
« Si on lui amène une poutre, ça peut le faire, » ricana un autre. « L’adversaire sera habillé d’une poutre, le caporal visera la poutre… »
Je serrai les dents.
Ils avaient raison, bien sûr. Mon style de combat spectaculaire — comme j’aimais l’appeler — n’était pas vraiment adapté à un duel judiciaire contre un champion demi-elfe. Familienehre, ma fidèle épée à deux mains, ne me servirait à rien si je n’arrivais pas à toucher mon adversaire.
Mais quand même.
Un peu de respect pour le futur capitaine, non ?
(Note humiliée : ils avaient raison. Ils avaient tous raison. Je n’étais pas un champion. Je n’étais qu’un caporal qui rêvait de grandeur. Et demain, si personne d’autre ne se présentait… demain, je devrais peut-être affronter Eltharin Pique d’Argent. Et je mourrais. Probablement très vite. Probablement de manière très humiliante. C’était une perspective qui ne m’enchantait guère.)
Ashkaroun — Ou le serpent qui a disparu
Et pendant tout ce temps… où était Ashkaroun ?
Il avait quitté l’église avec sa superbe habituelle. Le répurgateur l’avait suivi. Ursula aussi, probablement — avant notre interaction malheureuse.
Mais où était-il allé ? Que faisait-il ?
Qui était vraiment l’ambassadeur arabien ? Pourquoi trois idiots s’étaient-ils sacrifiées pour lui envoyer ce message ? Quel secret cachait-il derrière ses sourires de serpent ?
Je ne savais pas.
Mais je sentais que la réponse changerait tout.
À suivre…
— Journal du Caporal Ulrich von Schnitzelbach, Observateur des Vivants parmi les Morts, Confident Involontaire d’un Juriste Terrifié, Champion Potentiel Dont Personne Ne Veut (Y Compris Lui-Même), Soldat qui Se Demande où Tout Cela Va Finir, Église de Shallya, Kemperbad — Jour du Mariage Maudit, An 2523 de l’Empire
(Post-scriptum sur Gustaf : ce petit homme savait quelque chose. Quelque chose de grave. Quelque chose qu’il voulait confesser. Mais quoi ? Était-il impliqué dans tout cela ? Avait-il trahi ? Ou savait-il simplement des choses qu’il n’aurait jamais dû savoir ? Je comptais bien le découvrir. Dès qu’il arrêterait de s’accrocher à ma jambe comme un enfant perdu.)
(Post-post-scriptum sur Loupiot : par les culots de Sigmar, ce gamin va se faire égorger. Il est là, une dague sous la gorge, face au champion ennemi, et il fait le malin. « Je cherche l’arme de votre crime. » Brillant. Absolument brillant. Soit il s’en sort par miracle, soit on retrouve son corps demain matin. J’espère sincèrement que ce sera le miracle.)
(Post-post-post-scriptum sur le duel : si personne d’autre ne se porte volontaire… je le ferai. Je le ferai parce que c’est mon devoir. Parce que la Gravine a besoin d’un champion. Parce que je suis un soldat, et qu’un soldat ne recule pas. Mais par tous les dieux de l’Empire, j’espère vraiment que quelqu’un d’autre se portera volontaire.)


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