Cléophas hors de portée, Otis face à l’horreur
Pendant que Cléophas, manifestement déjà loin du tumulte, sirote un thé fictif à Versailles, les autres n’ont pas cette chance.
Otis rate son jet de santé mentale, encore une fois, et bascule un peu plus dans une spirale de panique.
Pendant ce temps, la créature née de Constance prend une forme nouvelle.
Un sombre rejeton, informe, grandissant à vue d’œil.
Ses tentacules deviennent aussi épais que des troncs, dévastant la pièce, éclatant les piliers, soufflant les lampes à huile qui explosent dans un chaos incandescent.
Otis prend la fuite
Pas question pour Otis de jouer au héros. Il cherche la sortie, aperçoit une pancarte EXIT qui clignote, presque moqueuse, et tente un jet de Constitution pour fuir.
C’est un échec… mais il utilise sa chance.
Et ça paie.
Il passe de portée courte à moyenne. Puis à longue.
Une réussite spéciale. Il s’éloigne.
S’il tient un round de plus sans être attrapé, il sera hors de danger.
Lafayette comprend enfin
Lafayette, debout face à la monstruosité, essaie de donner un sens à ce qu’il voit. Il lance un test d’Occultisme… et réussit brillamment.
Il se souvient :
Lorsqu’Otis a brisé un cœur… Charles a hurlé.
Et la créature a hurlé exactement au même moment.
Il y a un lien.
Peut-être que détruire ces cœurs… les affaiblit ?
Peut-être qu’ils sont les ancrages du rituel ?
Le tir de la dernière chance
Lafayette se tourne vers le cœur central. Il vise, tire avec son revolver.
Le jet est raté… mais il utilise sa chance.
Le cœur explose sous l’impact.
Et immédiatement, la créature hurle.
La lumière qui baignait son corps s’éteint.
Elle semble affaiblie, vacillante, désorientée.
Lafayette, galvanisé, tente un second tir.
Cette fois… l’échec est total. Il rate.
Et le revolver n’a plus qu’une balle.
La créature vacille, le sol tremble
La créature, déstabilisée par la destruction du deuxième cœur, perd l’équilibre.
Elle s’écroule sur un pilier, qu’elle brise dans un fracas de roche.
Des éboulis commencent à tomber du plafond.
La pièce entière menace de s’effondrer.
Mais elle n’est pas encore morte.
Et ses tentacules, dans un délire de douleur aveugle, frappent tout ce qui se trouve à proximité…
Une dernière balle… et une promesse tenue
Lafayette, dos au mur, n’a plus qu’une chance.
Une seule balle dans le barillet.
Et alors qu’il vise le dernier cœur, il murmure simplement :
« Je te l’ai promis, Constance. »
Et le tir fait mouche.
Le cœur explose.
Le bol se renverse.
La lumière surnaturelle qui baignait la scène s’éteint d’un coup.
Un hurlement déchire les ténèbres.
Mais ce cri… ce n’est pas un râle monstrueux.
C’est une voix désespérée. Une voix humaine.
La voix de Constance.
Puis… plus rien.
Un tremblement sourd, des gravats qui tombent…
Et enfin, le silence.
Le silence après la tempête
Otis, de l’autre côté de la pièce, n’ose plus bouger.
Il a entendu le cri.
Il a senti le sol vibrer.
Mais il ne sait pas ce qu’il reste… ou ce qu’il va trouver.
Il appelle :
« Lafayette ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Tu vas bien ? »
D’abord, pas de réponse.
Puis, le son discret d’une allumette qu’on gratte.
Et dans la pénombre, une silhouette.
Lafayette, le cigare au bec, épuisé, vivant.
La créature ne respire plus.
Le manoir, lui, commence à fumer.
Une sortie bloquée, un retour nécessaire
Les deux hommes tentent de fuir.
Ils s’approchent de la porte… mais elle est verrouillée.
Otis essaie de la forcer, épaule contre le bois, sans succès.
Lafayette, lui, n’est pas prêt à partir sans comprendre.
Il fait demi-tour.
Revient vers le cadavre.
Et dans l’obscurité, à la lueur d’une torche, il regarde.
Ce n’est pas Constance.
Ce n’est plus Constance.
C’est une masse visqueuse, une horreur gélatineuse.
Une preuve tangible que ce qu’ils ont affronté n’avait rien d’humain.
Le souvenir de l’enfer
Alors, sans un mot, Lafayette prend sa machette.
Il découpe un morceau de tentacule.
Le glisse dans sa besace.
Pour ne pas oublier.
Pour avoir une preuve.
Ou peut-être juste… pour ne pas devenir fou.
Il rejoint Otis.
Et ensemble, ils décident de quitter cet enfer.
Mais la porte tient bon.
Otis, n’ayant aucun outil, tente un jet de Force, désespéré.
Épaule contre bois, il frappe, il pousse, il cogne…
Mais pour l’instant, elle ne cède pas.


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