Charles de Saint-Aubray entre en scène
Alors que Cléophas reste figé, comme pris d’une absence, une silhouette s’avance près des bassins.
C’est Charles de Saint-Aubrey.
Mais ce n’est plus l’aristocrate raffiné que les joueurs ont connu. Ses vêtements sont souillés de sang, son regard fiévreux est illuminé par les reflets rouges du rituel.
Dans sa main droite, un long couteau rituel.
Deux des trois corps suspendus ont déjà saigné.
Leurs cœurs, baignés dans des bassins de cuivre, absorbent le sang avec une étrange avidité, comme s’ils se gorgeaient d’énergie impie.
Devant les yeux impuissants des joueurs, Charles tranche la gorge du troisième pendu.
Un ouvrier blanc, encore conscient, dont le regard terrifié croise brièvement celui d’Otis.
Le sang jaillit, en cascade.
Et là…
Le sang ne tombe pas au sol.
Il s’élève.
Il trace des ruisseaux carmins en direction du cercle où repose Constance.
Une résurrection corrompue
Le sang atteint le corps inerte de Constance.
Dès qu’il touche sa peau, quelque chose se passe.
Sa chair, sa couleur, tout change.
Sa peau pâle se teinte d’un rouge malsain, ses cheveux noircissent et s’allongent, son corps se met à grandir.
Otis, voyant la scène, comprend que le temps manque.
Il se rue vers les bassins, dans l’espoir d’interrompre le flux.
Mais la distance est trop grande.
Il bifurque : son objectif est désormais de détruire un des cœurs.
Il fonce vers le plus éloigné, celui que Saint-Aubrey ne peut pas défendre, et commence à frapper avec le pommeau de sa canne-épée.
Pendant ce temps, Lafayette s’agenouille, épaule son fusil, vise Charles…
Il tire.
Il rate.
Le coup est trop précipité, l’air trop chargé, l’angoisse trop forte.
Charles, lui, sort un pistolet de sous sa veste et vise Otis.
Il hurle à tous de ne pas intervenir.
Mais c’est trop tard.

Constance… n’est plus Constance
Sous les yeux des personnages, le corps de Constance se transforme.
Elle n’est plus une simple femme.
Elle s’agite. Suffoque. Grandit.
Son corps prend des proportions inhumaines.
Sa peau devient noire et noueuse, comme recouverte d’écorce.
Ses cheveux s’étendent, s’enroulent, s’animent presque d’eux-mêmes.
Cléophas est toujours incapable d’agir, paralysé.
Et Saint-Aubrey, jusque-là triomphant, réalise soudain…
que tout ne se passe pas comme prévu.
— « Non ! Non, ce n’était pas ce qui devait arriver ! », hurle-t-il, face à l’horreur qu’il a déclenchée.
Son visage se décompose, de la folie dans les yeux.
Le rituel a échappé à son contrôle.
La chose qui émerge n’est plus humaine.
Et le manoir tremble.
L’éveil monstrueux : le corps éclate, la terreur s’installe
À genoux devant le corps de sa fille, Charles tente encore l’impossible. Il secoue Constance, murmure quelque chose d’incompréhensible.
Mais le rituel est déjà scellé.
Et alors qu’il s’agrippe à elle… le corps de Constance explose.
Littéralement.
Sa peau durcie comme de l’écorce se fend en une myriade de craquelures purulentes. Des excroissances végétales — non, des branches — jaillissent de son dos, de son crâne, de ses bras.
Elles sont couvertes d’une écorce suintante, vivante, sanglante.
L’effet est immédiat : jet de SAN pour tous.
Cléophas et Lafayette réussissent à rester lucides… Otis, lui, sombre dans une forme d’amnésie hallucinée.

Une bouche… des dizaines de bouches
Ce n’est plus Constance.
C’est une abomination pluribucale, son visage déformé par un rictus d’agonie perpétuelle.
Mais ce n’est pas tout.
Des bouches s’ouvrent ailleurs.
Sur son torse.
Sur ses bras.
Sur ses jambes.
Chacune hérissée de dents pointues, suintant un pus vert acide, bouillonnant comme une bile venue d’un autre monde.
Et de son corps, des tentacules sortent, massifs, tordus, imprévisibles.
Elles frappent à l’aveugle.
Otis tente de briser le lien
Par réflexe, Otis avait, quelques instants plus tôt, frappé un des cœurs du rituel à coups de canne-épée.
Le cœur explose sous le choc, mais… trop tard.
Le sang avait déjà coulé.
La transformation de Constance est irréversible.
Otis reste paralysé, figé par l’horreur.
Lafayette : l’instinct de survie
Lafayette, témoin de l’attaque d’Otis et de l’échec, comprend que les cœurs ne servent plus à rien.
Il a une seconde de panique, puis… tente de s’éloigner de la créature.
Il rejoint le flanc de la pièce, cherche une meilleure position, les yeux rivés sur Otis, qu’il espère pouvoir protéger… ou récupérer.
Cléophas, lui, semble déjà ailleurs.
Fuyant.
Invisible.
Peut-être même hors du manoir.
Charles de Saint-Aubray : l’échec absolu
Et Charles ?
Encore agenouillé, il essaie d’esquiver les tentacules…
Un premier coup passe près de lui, il parvient à l’éviter.
Mais le second est impitoyable.
Un 01 critique.
30 points de dégâts.
Ce n’est même pas une mort.
C’est une pulvérisation.
Un sabots monstrueux — fusion végétale, animale, démoniaque — le piétine à mort.
Charles est transformé en pulpe, réduit à l’état de bouillie, devant les yeux d’Otis et Lafayette.
Et tout cela, pendant que la créature… rit.. à travers ses multiples bouches.


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