Piégé dans l’Auberge de la Lune Croissante, Ulrich déploie un plan de séduction tactique sur le frère vampire de Renate — un artiste décadent avachi sur du velours cramoisi, ivre de lotus noir et de « cœur de rêve ». L’opération dérape spectaculairement : le vampire lui suce le doigt avec un regard de bouledogue amoureux tandis que Renate s’enfuit en hurlant, persuadée qu’Ulrich va coucher avec son frère. Génie tactique ou catastrophe cosmique ? Acte 71 des Chroniques d’Ulrich von Schnitzelbach, campagne Warhammer Fantasy.
« Par les tétons fraternels de Sigmar qui se touchent la poitrine dans les tavernes décadentes ! Voilà que mon plan BRILLANT de séduction diversionnaire vient de se transformer en catastrophe internationale, que le frère de Renate SUCE mon doigt avec un regard de bouledogue amoureux, et que ma Strigani s’enfuit en HURLANT parce qu’elle croit que je vais COUCHER avec son frère vampire ! Par les malentendus cosmiques de Shallya, je suis un GÉNIE TACTIQUE incompris ! »
Auberge de la Lune Croissante, Quelque Part Sous la Rue au Centaverne, Altdorf — An 2523 CI

Rectification Géographique — Ou comment découvrir que même le MJ se trompe parfois de taverne
(Note importante : l’établissement ne s’appelle PAS « La Chauve-Souris Noire » comme je l’avais initialement cru, mais bien La Lune Croissante. Cette précision est essentielle car si, un jour lointain et improbable, nous revenons à Altdorf et que nous cherchons cette taverne de damnés, il serait fâcheux de frapper à la mauvaise porte. Les vampires n’aiment pas qu’on se trompe d’adresse. Ils sont très pointilleux sur l’étiquette.)
Donc, me voici bel et bien dans l’Auberge de la Lune Croissante, piégé avec Renate à mes côtés, et devant moi : son FRÈRE.

Portrait du Frère — Ou la description d’un vampire qui ressemble à un artiste décadent
Le frère de Renate — dont je réalise à cet instant que je ne connais même pas le NOM — était avachi sur un canapé en velours CRAMOISI.
Sa chemise était OUVERTE. Débrayée. Révélant une poitrine d’une blancheur CADAVÉRIQUE, couverte de poils NOIRS qui formaient un contraste saisissant avec cette peau de mort.
Il arborait une MOUSTACHE — le genre de moustache qui disait « je suis un artiste incompris » ou « je suis un vampire décadent », les deux n’étant pas mutuellement exclusifs dans cette ville de fous.
Et il me regardait avec des yeux qui étaient un peu… IVRES.
Pas ivres d’alcool. Ivres de quelque chose de PIRE.
Les fumées de lotus noir, probablement. Ou le « cœur de rêve » qu’il buvait. Ou les deux.

Le Premier Contact — Ou comment vérifier si un vampire porte du maquillage en lui touchant la poitrine
Mon cerveau de soldat — ce cerveau qui m’avait si souvent mené à la gloire comme à la catastrophe — élabora un PLAN.
Un plan dans un plan.
Un plan si BRILLANT que même moi je ne le comprenais pas entièrement.
Première étape : vérifier si ce frère était VRAIMENT un vampire ou juste un homme très pâle avec un goût pour le théâtre.
Alors je fis quelque chose d’AUDACIEUX.
Je tendis la main.
Et je TOUCHAI sa poitrine.
Comme ça. Sans prévenir.
Pour voir si cette blancheur était du MAQUILLAGE ou sa vraie peau.
(Note rétrospective : ce n’était peut-être pas l’approche la plus diplomatique. Mais dans ma défense, j’étais stressé. Et entouré de vampires. Et Renate me suppliait. Et je n’avais pas de meilleure idée.)
Le contact fut… SURPRENANT.
Sa peau était FROIDE. Froide comme la mort. Froide comme une pierre tombale en hiver.
Ce n’était PAS du maquillage.
C’était sa vraie peau.
Il était vraiment, ABSOLUMENT, un vampire.
Le frère me regarda avec des yeux ÉBERLUÉS.
Renate me regarda avec des yeux ÉBERLUÉS.
Les occupants de l’auberge aux tables avoisinantes me regardèrent avec des yeux ÉBERLUÉS.
Un silence ABSOLU tomba sur la salle.
« Vous avez la peau tellement BLANCHE, » dis-je avec tout le tact d’un éléphant dans une cristallerie, « que je me suis dit, c’est pas possible, c’est du MAQUILLAGE. »

La Réaction Inattendue — Ou quand un vampire décide que vous êtes maintenant « frères de tétons »
Le frère ouvrit la bouche.
Un long « EEEEEH » en sortit — le genre de son qu’on fait quand on ne sait absolument pas quoi répondre à quelque chose d’aussi BIZARRE.
Puis, sans prévenir, il ÉCLATA DE RIRE.
Un rire totalement pris au dépourvu. Un rire qui essayait de garder une certaine forme de consistance qu’il n’avait clairement PAS.
« Mais mon AMI ! » dit-il en se redressant sur son canapé cramoisi. « Mon ami ! Maintenant que nous sommes FRÈRES DE TÉTONS… »
Et il fit quelque chose que je n’avais PAS anticipé.
Il tendit SA main.
Et il me toucha la POITRINE à son tour.
Comme ça. Pour établir la réciprocité.
« …assieds-toi ! »
Je regardai Renate avec des yeux qui disaient « TON FRÈRE EST FOU ».

Renate me regarda avec des yeux qui disaient « JE SAIS, C’EST POUR ÇA QUE JE VEUX LE SAUVER ».
Et autour de nous, les IVROGNES de l’auberge commencèrent à réagir.
« Mœurs bizarres… » murmura l’un.
« Interlope… » ajouta un autre.
« Altdorf la Décadente… tous des parfumés… » grogna un troisième.
(Note politique : on voyait très bien où ces gens allaient voter aux prochaines municipales d’Altdorf.)
Mais d’autres — ceux qui étaient VRAIMENT imbibés — trouvèrent l’idée EXCELLENTE.
Et ils commencèrent AUSSI à se toucher la poitrine.
Entre eux.
« C’est cool ! C’est bien ! » disaient-ils en se tripotant mutuellement les tétons.
Par les modes de Slaanesh, je venais de LANCER UNE TENDANCE !
La tendance « touche-moi ma poitrine » !
Jusqu’au moment où tout ça alla TROP LOIN.
Une grande BAFFE partit.
Un ivrogne se fit ASSOMMER.
Et le chaos habituel d’une taverne d’Altdorf reprit ses droits.

Le Plan de Séduction — Ou comment un caporal décide de jouer les Don Juan pour créer une diversion
C’est à ce moment que mon cerveau tactique élabora la DEUXIÈME partie de mon plan.
Un plan que je vais expliquer ici parce que, rétrospectivement, il mérite d’être consigné pour l’édification des générations futures qui souhaiteraient apprendre comment NE PAS faire les choses.
Mon raisonnement était le suivant :
Nous étions à ALTDORF. La capitale de l’Empire. Une ville où, apparemment, les mœurs étaient LIBÉRÉES. Où les gens se touchaient la poitrine dans les tavernes sans que personne ne sourcille.
Si je faisais SEMBLANT de séduire le frère de Renate — si je jouais la comédie du soldat INTÉRESSÉ par les charmes vampiriques — alors nous pourrions nous ÉCLIPSER ensemble sous prétexte d’aller… consommer notre attirance mutuelle.
Et une fois DEHORS, je pourrais l’assommer, le ligoter, et le ramener à Renate pour qu’elle fasse ce qu’elle voulait avec lui.
BRILLANT, non ?
(Narrateur : ce n’était PAS brillant.)
Je fis un clin d’œil à Renate.
Un GROS clin d’œil.
Le genre de clin d’œil qui dit « Tu comprends qu’en réalité je fais SEMBLANT d’être intéressé pour créer une DIVERSION mais tout ça est une DIVERSION ».
Puis je me tournai vers le frère.
Et je pris ma meilleure pose de SÉDUCTEUR.
La pose Ashkaroun.
Celle que notre ambassadeur arabien maîtrisait si parfaitement.
Main droite sur la hanche. Déhanché suggestif. Main gauche orientalement molle vers le haut, poussée avec élégance.
« Mon beau jeune homme, » dis-je avec ce que j’espérais être une voix SUAVE, « il serait peut-être temps que nous ayons une discussion… en DEHORS de ce lieu. »

La Vision du Vampire — Ou comment les drogues transforment un caporal maigre en Apollon cimmérien
Ce que je ne savais PAS à ce moment, c’est que le frère de Renate était COMPLÈTEMENT défoncé aux fumées de lotus noir.
Et sous l’influence de ces fumées, il ne voyait PAS ce que j’étais RÉELLEMENT.
Il ne voyait PAS un caporal dégingandé qui ressemblait à Don Quichotte après une mauvaise nuit.
Non.
Ce qu’il VOYAIT, dans sa vision hallucinée, c’était…
Un beau CIMMÉRIEN aux yeux bleus ACIER.
Une chevelure NOIRE de jais.
Des épaules de BŒUF.
Un cou de TAUREAU.
Un homme roulant des MÉCANIQUES avec la puissance d’un gladiateur.

En d’autres termes, il voyait EXACTEMENT ce que je rêvais d’être depuis toujours.
L’ironie de Ranald, c’est qu’il fallait qu’un vampire défoncé soit le seul à voir en moi le HÉROS que je méritais d’être.
Ses yeux s’ALLUMÈRENT.
Son sourire devint… LIBIDINEUX.
« Oh, » murmura-t-il, « mais avec PLAISIR, mon bel ami… »

L’Échec Cataclysmique de Renate — Ou quand la femme de votre vie comprend exactement le contraire de ce que vous vouliez
Pendant ce temps, je continuais à faire des clins d’œil ÉNORMES à Renate.
Des clins d’œil qui disaient « TU COMPRENDS, HEIN ? C’EST UNE RUSE ! »
Mais Renate… Renate ne comprenait PAS.
Son visage se DÉCOMPOSAIT.
Ses yeux s’ÉCARQUILLAIENT.
Elle regardait son frère.
Elle me regardait.
Elle regardait son frère qui me regardait avec des yeux de bouledogue AMOUREUX.
Et dans sa tête — dans sa pauvre tête de Strigani qui m’avait fait CONFIANCE — des images HORRIBLES commençaient à se former.
Des images que la décence m’interdit de rendre publiques.
Des images qui impliquaient moi, son frère, et des activités que je n’avais JAMAIS eu l’intention de pratiquer.
Et ALORS — comme si les choses n’étaient pas DÉJÀ assez catastrophiques — le frère fit quelque chose d’HORRIBLE.
Non content d’apprécier mon doigt musculeux qu’il avait précédemment touché, il le SAISIT.
Ce doigt.
MON doigt.
Et il se le MIT EN BOUCHE.
Il l’AVALA goulûment.
Avec sa langue de vampire.
Avec des yeux LIBIDINEUX à souhait.
Avec un « MMMMH » de satisfaction qui résonna dans toute la taverne.

C’en fut TROP pour Renate.
Un monde s’écroula sous ses pieds.
« C’est HORRIBLE ! » cria-t-elle.
Et elle PARTIT.
Elle FUIT.
Elle S’ENFUIT à travers le passage secret, disparaissant dans le mur comme un fantôme qui ne veut plus rien avoir à faire avec cette scène de CAUCHEMAR.
Pendant ce temps, j’étais là.
Avec mon doigt dans la bouche d’un vampire.
Avec Loupiot qui me regardait avec un sourire SALACE.
Avec les ivrognes autour qui faisaient « OOOOOOH ! » comme s’ils assistaient au meilleur spectacle de leur vie.
Par les doigts sucés de Sigmar, ma réputation venait de MOURIR une fois de plus.

La Réunion Catastrophique — Ou quand tout le monde se retrouve dans la rue en hurlant
DEHORS, dans la rue au Centaverne, VANDA et ALVIRA cherchaient désespérément Renate.
Elles couraient sous la pluie de SANG — oui, il pleuvait toujours du sang sur Altdorf, parce que cette ville est MAUDITE — quand soudain…
Surgissant d’un mur devant elles — un mur qui, l’instant d’avant, semblait absolument SOLIDE — Renate APPARUT.
Les larmes plein les yeux.
Totalement BLÊME.
CATASTROPHÉE.
« C’est HORRIBLE ! » cria-t-elle en s’écroulant dans les bras de Vanda. « C’est HORRIBLE ! Je me suis TROMPÉE ! Je me suis TROMPÉE ! »
« Quoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ?! » demanda Vanda.
« ULRICH ! Mon FRÈRE ! ILS… ILS… »
Elle ne put finir sa phrase, submergée par les sanglots.

Le Chaos Final — Ou comment une gifle transforme une scène intime en spectacle de rue
PENDANT CE TEMPS, à l’intérieur de l’auberge, les choses dégénéraient.
Loupiot — ce FILS DE PUTAIN qui avait grandi dans un bordel — me regardait avec un sourire absolument SALACE.
Il regardait directement mon entrejambe.
Il tapait du coude sur les deux ivrognes à côté de lui.
Il montrait du doigt avec un air de dire « T’as VU ? T’as VU ? »

Et les ivrognes — embarqués dans ce qu’ils venaient de voir, avec le frère qui continuait à sucer mon doigt comme si c’était la meilleure friandise de sa vie — faisaient « OOOOOOH ! » en chœur.
C’est à ce moment que VANDA décida d’intervenir.
Je ne sais pas COMMENT elle entra dans l’auberge. Je ne sais pas PAR OÙ elle passa.
Mais soudain, elle était LÀ.
Et elle fit quelque chose de SPECTACULAIRE.
Elle abattit une PUISSANTE main sur un passant qui passait.
Un passant qui n’avait RIEN demandé.
Qui était juste LÀ au mauvais moment.
Le bruit de la CLAQUE se répercuta à travers toute la rue.
Le pauvre petit vieux la regarda en disant « Mais je n’ai rien FAIT ! »
Elle le RE-GIFLA.
Histoire de bien COMPRENDRE qu’il se calme.
Il tomba sur le CUL.
Et en tombant, il entraîna le frère de Renate avec lui.
Qui entraîna MOI.
Qui entraîna Loupiot.
Qui entraîna les ivrognes.
Et tout le monde se retrouva PAR TERRE dans un silence ABSOLU.
Les gens sur les TOITS nous regardaient.
Les gens sur les TERRASSES nous regardaient.
Les gens sur les BALCONS nous regardaient.
Les gens aux FENÊTRES des auberges nous regardaient.
Une foule COMPACTE observait notre groupe pathétique étalé dans la rue, couverts de boue et de sang de pluie.
Autant dire que pour la DISCRÉTION, nous repasserions.
Et puis…
Tout le monde ÉCLATA DE RIRE.
« MAIS QU’EST-CE QUI VOUS A FAIT RIRE ?! » cria quelqu’un.
« QUELLE EST CETTE TROUPE ?! » hurla un autre.
On nous prenait pour des COMIQUES.
Des SALTIMBANQUES.
Une TROUPE de théâtre ambulante qui venait de donner la représentation la plus ABSURDE de l’histoire d’Altdorf.
Et moi — le Caporal Ulrich von Schnitzelbach, celui qui rêvait de devenir capitaine, celui qui voulait être un HÉROS — j’étais là, par terre, couvert de boue, avec de la salive de vampire sur mon doigt, pendant que la femme que j’aimais pleurait parce qu’elle pensait que j’avais essayé de coucher avec son frère.
Par les humiliations publiques de Sigmar, ma vie était devenue une FARCE.
— Journal du Caporal Ulrich von Schnitzelbach, Qui Vient de Se Faire Sucer le Doigt par un Vampire Défoncé, Dont le Plan de Séduction Tactique a Échoué de Manière Spectaculaire, Dont la Strigani Pense Maintenant qu’Il est Attiré par Son Frère, Qui Vient de Se Faire Prendre pour un Comédien de Rue, Étalé dans la Boue de la Rue au Centaverne avec une Foule Hilare, Pendant qu’Il Pleut du Sang sur Altdorf, — An 2523 CI —
P.S. : Mon plan était BRILLANT. BRILLANT, je vous dis ! Si Renate avait COMPRIS mon clin d’œil, tout aurait fonctionné ! Ce n’est PAS ma faute si elle a interprété mes signaux de manière CATASTROPHIQUE ! La séduction tactique est un ART, et comme tout art, il y a des… des RATÉS.
P.P.S. : Le frère de Renate a VRAIMENT sucé mon doigt. Avec la langue. Avec un regard de bouledogue amoureux. J’ai besoin de me laver les mains. Plusieurs fois. Avec du savon de Sigmar.
P.P.P.S. : Loupiot a regardé mon entrejambe et a fait des gestes SALACES aux ivrognes. Ce fils de bordel va me le PAYER. Je ne sais pas encore comment, mais il va le payer.
P.P.P.P.S. : Nous sommes maintenant connus dans tout Altdorf comme « LA TROUPE ». Les comiques de la rue au Centaverne. Parfait. Exactement la réputation que je voulais avoir dans la capitale de l’Empire.
P.P.P.P.P.S. : Renate pleure. Elle pense que je l’ai trahie. Elle pense que j’ai voulu coucher avec son frère vampire. Comment puis-je lui expliquer que c’était une RUSE ? Comment puis-je lui faire comprendre que tout ça n’était qu’un STRATAGÈME TACTIQUE ?! Par les explications impossibles de Shallya, les femmes ne comprennent JAMAIS rien aux plans militaires !


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