Un moment de grâce au milieu du chaos : Karl Franz en personne défile devant Ulrich, qui manque de s’évanouir d’émotion comme une adolescente devant les ménestrels de Marienburg. Mais la transe patriotique cède vite à la réalité : sous la brume rouge d’Altdorf, de sombres révélations attendent le caporal, et l’Empire qu’il vénère pourrait bien marcher sur la tête. Acte 73 des Chroniques d’Ulrich von Schnitzelbach, campagne Warhammer Fantasy.
« Par les LARMES de joie qui coulent sur mes joues de soldat ému ! L’EMPEREUR lui-même est passé devant moi ! Karl Franz en personne, sur son destrier noir bardé d’or, m’a REGARDÉ — j’en suis certain — du coin de l’œil ! Par les pâmoisons de Sigmar, j’ai failli m’ÉVANOUIR comme une adolescente devant les ménestrels de Marienburg ! »
Rues d’Altdorf, Nuit de Brume Rouge — An 2523 CI

La Parade Impériale — Ou comment un caporal découvre ce que signifie la VRAIE gloire
Nous marchions vers les quais quand soudain — SOUDAIN — nous fûmes arrêtés net.
Des TROMPETTES retentirent.
Des GONFALONS claquèrent au vent.
Des bruits de pas MARTIAUX résonnèrent sur les pavés.
Et devant nous, la foule se PRESSA.
On montait aux balcons. On grimpait aux fenêtres. Les plus courageux et braves n’hésitaient pas à monter sur les corniches des toits les plus hauts.
Et c’est devant moi — devant MOI, humble caporal du Stirland — qu’apparut ce qui fit battre la chamade dans ma poitrine.
Ce qui fit naître en moi un souffle NOUVEAU.
Ce qui me fit bomber le TORSE.
Une troupe d’ÉLITE.
Que dis-je ? LA troupe d’élite !
Les soldats du Premier Régiment d’Infanterie du Reikland — autrement dit la GARDE IMPÉRIALE — marchaient fièrement, leurs armures étincelant même sous la brume rouge.
Et devant eux…
Le menton CARRÉ.
Une allure plus que MARTIALE.
Une armure complète, noire et or, rehaussée des symboles de Sigmar.
Monté sur un magnifique destrier noir comme la nuit, bardé d’or.
L’EMPEREUR LUI-MÊME.
Karl Franz.
Le fils de… Non ! L’Empereur en PERSONNE !
Avec ses lauriers d’or qui cascadaient en couronne sur son crâne. Son fameux destrier dont la pointe pouvait terrasser les peaux vertes. Cette armure légendaire. Et toujours, TOUJOURS, cette tête de mort impériale.
Flanqué à gauche et à droite de ses porte-trompettes et porte-héros.
Et derrière, les hommes du régiment.
Par les EXTASES de Sigmar, il en jetait !
Et à un instant — un INSTANT béni — j’eus le sentiment, alors qu’il passait, que du coin de l’œil… il me REGARDAIT.
MOI.
Ulrich von Schnitzelbach.
Caporal.
Mes jambes se mirent à TREMBLER.
Les larmes vinrent à mes yeux.
J’entrai en TRANSE.
Je fus à deux doigts de tomber dans les pommes.
Je… je DÉFAILLIS.
Comme une adolescente prépubère devant les ménestrels les plus célèbres de l’Empire.
Les longues minutes qui suivirent se firent avec moi marchant aux côtés de mes compagnons, un sourire BÉAT sur le visage, les yeux encore brillants d’avoir vu la GLOIRE incarnée.

Le Singe sur les Toits — Ou quand un primate familier réapparaît dans les ombres
Pendant que je criais avec la foule — car oui, je CRIAIS de joie — Vanda, elle, scrutait les alentours.
À la recherche d’un certain Arabien qui pourrait se trouver dans cette suite impériale.
Elle ne le vit pas.
Mais elle vit autre chose.
Des chats, perchés à plusieurs mètres au-dessus de nous sur les toits, en train de se lécher les babines et de ronronner tranquillement. Puis tout à coup — le poil hérissé — ils partirent à toute vitesse.
Et bondissant sur une cheminée, tout de travers et de guingois, à contre-nuit, l’œil ÉTINCELANT et les canines BRILLANTES…
Le petit SINGE d’Ashkaroun.
Qui semblait rire MÉCHAMMENT.
Puis il disparut aussi vite qu’il était apparu.
Par les présences de Ranald, notre ambassadeur arabien était donc bien à Altdorf — quelque part dans les ombres.

L’Affaire du Prêtre Assassiné — Ou les rumeurs qui transforment un meurtre en légende
Nous nous souvenions de ce que Grugor nous avait dit : un Arabien aurait débarqué d’une barge impériale et assassiné quelqu’un sur le quai en utilisant de la NÉCROMANCIE.
Il fallait en savoir plus.
Loupiot décida de faire parler les langues des tavernes.
« C’est l’Empereur lui-même, » commença-t-il auprès de la foule, « mais j’ai ouï dire que quelqu’un d’une suite impériale qui débarquait d’une barge avait usé de MAGIE sur le quai et tué un manant. Vous avez entendu parler de cette histoire ? Ce serait un ARABIEN. »
Par les COMMÉRAGES de Ranald, les langues de pute altdorphiennes — xénophobes, bigotes — le cernèrent, l’encerclèrent !
Les langues ne se délièrent pas — elles CLAQUÈRENT comme des fouets !
« Oui, oui ! » lui dit-on. « Il y a de cela deux jours et deux nuits, remontant le Reik depuis Kemperbad, arrivant magnifique le LEOPOLD ! À peine l’ancre jetée, un noble et bon prêtre de Sigmar venu ici en grande pompe discuter avec le Grand Théogone lui-même d’un conflit religieux IMMINENT avec le culte d’Ulric, s’est vu tout à coup… »
Les versions divergeaient VIOLEMMENT.
Certains disaient que le prêtre était déjà MORT à bord du bateau, et que son corps s’était RÉANIMÉ et avait explosé dans un nuage de sang et de tripes.
D’autres affirmaient qu’on avait vu l’Arabien sur le pont du Leopold, MIMANT les gestes qui ont réanimé le corps de l’infortuné prêtre.
D’autres encore juraient avoir vu le corps du prêtre parler en ARABIEN, jetant des malédictions.
Mais TOUS concordaient pour dire qu’un prêtre sigmarite nommé Marcus — un sage venant d’un des monastères les plus reculés des Montagnes Grises — avait été ASSASSINÉ de manière surnaturelle.
Et que les soupçons pesaient sur Ashkaroun.

La Vérité de Vanda — Ou quand une apprentie découvre que la magie venait des coulisses
Nous nous rendîmes sur les quais, à l’endroit précis où le meurtre avait eu lieu.
Vanda se concentra.
Elle ferma les yeux.
Elle SONDA les résidus magiques qui imprégnaient encore l’air.
Et elle COMPRIT.
« La magie, » dit-elle en rouvrant les yeux, « ne venait PAS du bateau. Elle venait de LÀ. »
Elle pointa une ruelle sombre.
« Un sorcier nécromant se tenait ICI, dans les coulisses. Pas SUR la scène. Il regardait ceux qui descendaient du bateau et il a utilisé cette magie NOIRE — le Dhar, le vent mauvais et sombre — sur le prêtre depuis cette position. »
« Ce qui veut dire… » commençai-je.
« Ce qui veut dire qu’Ashkaroun est INNOCENT. Du moins de ce crime précis. Quelqu’un l’a INCRIMINÉ. »
« Qui ? » demanda Loupiot.
Vanda nous regarda avec gravité.
« Avec qui voyageait Ashkaroun quand nous l’avons rencontré ? Qui est une nécromancienne PUISSANTE qui a même défié le patriarche du Collège d’Améthyste ? »
Par les CONNEXIONS de Sigmar…
« ETELKA, » murmurai-je.
« Etelka, » confirma Vanda. « Ma… ma chère maîtresse. Celle qui peut me DÉSINTÉGRER juste en me regardant. »

Le Message du Cadavre — Ou les paroles d’outre-tombe qui glacent le sang
Dans nos investigations, nous trouvâmes un étudiant qui avait été PRÉSENT lors de l’incident.
Il nous raconta que le corps réanimé du prêtre Marcus — mâchoire béante, gueule noire, véritable mort-vivant — avait prononcé des paroles terrifiantes de ses entrailles putrescentes :
« Je défie la volonté du Seigneur des Tombes, et bien que j’aie payé de ma vie, cela n’a pas suffi. Soyez témoins de sa colère INEXTINGUIBLE, INÉVITABLE. »
Le Seigneur des Tombes.
Le Grave Lord.
Ce nom ne nous disait RIEN.
Mais il sentait la MORT et le CHAOS.

L’Hérésie Sigmarite — Ou pourquoi l’Empire est au bord de la guerre civile religieuse
En continuant notre enquête dans la rue des Cent Tavernes, nous croisâmes des étudiants du Collège d’Altdorf qui nous éclairèrent sur le conflit religieux en cours.
L’Hérésie Sigmarite — car c’est ainsi qu’on l’appelait — affirmait que Sigmar Heldenhammer, le fondateur de l’Empire, n’avait JAMAIS été élevé au statut de Dieu.
Que ce n’était qu’un récit CONSTRUIT, orchestré, déformé par de simples mortels.
Que le culte de Sigmar ne serait rien d’autre qu’une religion HUMAINE, n’ayant rien de sacré ou de divin.
Pire encore : certains affirmaient que les « miracles » de Sigmar n’étaient en réalité que la manifestation brute d’une SORCELLERIE TRIBALE — de la magie chamanique pratiquée par ses premiers disciples !
Cette thèse — développée par le Maître du Savoir Teclis, le haut-elfe qui avait fondé les Collèges de Magie — était désormais reprise par les partisans du Dieu ULRIC.
Et ces derniers affirmaient qu’ILS étaient les seuls à avoir le droit de guider la destinée des hommes, là où l’Empereur et tous les fidèles de Sigmar n’étaient que de simples mortels bernés par une foi sans fondement divin.
Par les SCHISMES de Sigmar, l’Empire était au bord de la guerre RELIGIEUSE !

Les Rumeurs sur l’Empereur — Ou quand même le trône impérial vacille
Les étudiants nous apprirent aussi des choses TROUBLANTES sur l’Empereur lui-même.
Son neveu — celui qui était censé lui succéder — serait, au mieux, de « complexion maladive ». Et certains, les plus fous ou les plus souls, n’hésitaient pas à hurler dans les tavernes que c’était en réalité un MUTANT.
On disait que le griffon impérial — qui ne répondait qu’à la main et aux ordres de l’Empereur — s’était tout à coup ENRAGÉ, sentant que son maître avait « changé », et l’avait blessé cruellement à la main.
D’autres affirmaient avoir vu l’Empereur déambuler dans les rues de la capitale… mais que ce n’était qu’un SOSIE.
Les signes du CHAOS étaient partout.
Le monde marchait sur la TÊTE.
Un fortuné s’était retrouvé ruiné en une journée, tandis qu’un prêtre mendiant était devenu l’héritier d’un puissant baronnet.
À Kemperbad, on disait que le fameux Darwyschlar n’avait pu venir à bout d’un « maigrichon et très élancé caporal qui serait revenu d’entre les morts ».
(Note personnelle : c’était MOI, ce maigrichon. Et je n’étais PAS maigrichon. J’étais ATHLÉTIQUE.)
Bref, Altdorf — et avec Altdorf tout l’Empire — semblait marcher sur la TÊTE.

Le Déguisement d’Alvira — Ou comment un batelier transforme une apothicaire en colporteur moustachu
Nous devions protéger Alvira de la prophétie de Vanda.
Loupiot eut une idée.
« Je vais la DÉGUISER, » dit-il.
Et avec son talent d’entertainer — ce talent qu’il avait développé dans les bordels de son enfance — il se mit au travail.
Quand il eut terminé, Alvira n’était plus reconnaissable.
Elle était devenue un COLPORTEUR.
Ventru.
MOUSTACHU.
Avec un gros ventre postiche.
Un petit look de bâtelier qui ne payait pas de mine.
« Ça peut la protéger, » dit Vanda. « Au moins les assassins ne la reconnaîtront pas immédiatement. »
« Et puisqu’elle doit se faire éventrer le ventre dans la prophétie, » ajouta Loupiot avec un sourire malin, « je lui ai fait un FAUX ventre. Si on lui enfonce un crochet dedans, ça ne touchera que du rembourrage. »
Par les RUSES de Ranald, ce batelier avait parfois des éclairs de génie !

La Prophétie de la Silhouette — Ou les paroles qui annoncent la fin des temps
Nous marchions vers les quais dans un silence ABSOLU.
Juste le bruit de nos pas.
La brume plus rouge que le SANG nous enveloppait.
Et derrière nous — essayant de rythmer ses pas sur les nôtres pour être discret mais n’y parvenant pas — un SUIVEUR.
Une silhouette ramassée sur elle-même.
Et cette silhouette parla.
D’une voix qui n’était pas tout à fait HUMAINE.
« Je vois les ténèbres se rassembler alors que chute la dernière maison de la joie… »
Nous nous figeâmes.
« Prenez garde, car les ombres s’agitent sur Bogenhafen, la bien-aimée. De mort resplendissante dans ses atours verts, chevauche le fleuve de Sigmar… »
Par les PROPHÉTIES de Morr !
« Oui, je vois la MORT sur le Reik, et je désespère. Car la main tachée guide le seigneur autrefois puissant, et ce pouvoir derrière le trône nous condamne tous. »
La voix se fit plus GRAVE.
« Là, le raccord nu remplacera bientôt le roi brisé sur son trône de mensonges. Et les murs blancs tomberont, laissant notre Empire en RUINES. Tremblez, puissants et simples, car ce sera bientôt… la FIN DES TEMPS. »
Et la silhouette, tout doucement, recula.
Tourna le dos.
Et redisparut dans la brume.
Nous ne vîmes JAMAIS son visage.
« Dépêchons-nous d’aller chercher ce bateau, » murmurai-je.
« Ils sont tous CINGLÉS dans cette ville, » ajouta Loupiot.

Du Deal avec le Diable : Où Kastor Liebierong Fait une Offre qu’on Ne Peut Refuser
Nous entendions le bruit de nos pas qui faisait craquer le bois vermoulu des pontons.
Et soudain — CLING, CLING — des bottes de combat ferrées.
CLING, CLING — le cliquetis d’armes.
Une silhouette émergea de la brume.
Grande. Athlétique. Avec une cape, un large manteau, et un large couvre-chef qui masquait les traits du visage.
« Nous avions, je crois, une AFFAIRE à régler, messieurs. »
La main droite était posée nonchalamment sur le pommeau d’une rapière finement ciselée.
Il tenait sous son bras gauche un épais COFFRE qu’il déposa à ses pieds, mettant son pied dessus.
Sa main gauche, désormais libre, reposait sur la crosse d’un mousquet.
« Vous avez une DETTE envers moi, messieurs. J’ai GAGNÉ ce bateau. »
C’était lui.
Kastor Liebierong.
Le meilleur joueur de cartes de l’Empire.
Le duelliste légendaire.
Loupiot fit un pas en avant.
« Nous avions jusqu’à demain matin, » dit-il.
« Tu veux que l’affaire soit traitée LÀ ? On va la traiter LÀ, » répondit Kastor avec un sourire dangereux.
Mon cœur se serra. Je m’apprêtais à devoir me battre contre un MAÎTRE d’armes.
Mais Kastor continua.
« Je crois qu’effectivement, il est peut-être temps que nous RECONSIDÉRIONS nos propos. Je crois que tu es quelqu’un qui a très confiance en lui, n’est-ce pas ? Quelqu’un qui ne craint pas la fine épée que pourtant je SUIS. Quelqu’un qui pourrait m’être très UTILE. »
« Voyez-vous ça, » dit Loupiot prudemment. « Explique-toi. »
Lastor désigna le coffre à ses pieds.
« Dans ce coffre, il y a de l’OR. Des couronnes. Des pierreries. Une cargaison de valeur LÉGALE — risquée, mais légale. »
Il ouvrit le coffre avec une petite clé.
Et nous vîmes…
Des COURONNES.
Des PIERRERIES à ne plus savoir où mettre la tête.
De l’or frappé de monnaies qui n’étaient pas du Reik — des monnaies ÉTRANGÈRES.
Et sur le coffre : des héraldiques d’ordre de chevalier.
« Je veux que ce coffre soit amené promptement, mais avec beaucoup de soin, et surtout PROTÉGÉ par une fine lame comme toi, jusqu’à BOGENHAFEN, » dit Kastor.
« En échange de quoi ? » demanda Loupiot.
« Si vous arrivez à l’amener INTACT jusqu’à Bogenhafen et à le déposer auprès d’un nom… »
Il brandit un petit papier.
« …alors nous serons QUITTES. Joseph Cardin ne sera plus capitaine partagé mais au mieux ton SECOND. Car si tu parviens à arriver jusqu’à Bogenhafen, la part que je lui ai GAGNÉE au jeu te reviendra de plein droit. »
Je m’avançai.
« Est-il possible de savoir ce que CONTIENT ce coffre qui attirerait tant de convoitises ? »
Il me regarda avec un sourire énigmatique.
« Une cargaison qui a valeur LÉGALE. Risquée, mais légale. »
Il referma le coffre.
Il garda la clé.
Et il me donna — à MOI seul — un DOUBLE.
Il prit ma main et la serra fermement.
« Je compte sur TOI, » dit-il. « J’ai tout de suite vu de quel bois tu savais te chauffer. Je pense que tu es un REDOUTABLE guerrier. »
L’Accord — Ou comment un caporal s’engage à protéger un trésor mystérieux
Nous nous consultâmes rapidement.
« Écoute Loupiot, » dit Vanda, « jusque-là, je pense que c’est la proposition la plus LÉGALE qu’on nous ait faite. »
« C’est CLAIR, » approuvai-je.
Loupiot se tourna vers Kastor.
« Nous ACCEPTONS cet accord. Nous prenons le risque de transporter cette cargaison jusqu’à Bogenhafen. Une fois ce colis livré, le Bérébéli deviendra ma PLEINE propriété. »
« Top là ! »
Kastor lui tapa dans la main.
Puis il se tourna vers moi.

« Et toi, Ulrich, tu JURES de protéger cette cassette et l’or qu’elle contient ? »
« Bien évidemment. »
Il ne me tapa pas dans la main.
Il prit mon AVANT-BRAS.
Il le serra longuement.
Comme si nous étions deux FRÈRES D’ARMES.
Puis il fit un pas en arrière.
Une génouflexion.
Une révérence avec son chapeau.
« Je suis KASTOR. Kastor Liebierong. Je n’ai rien à cacher. Si on vous demande qui vous emploie, dites mon NOM. »
Et il repartit.
« À bientôt, mes compagnons. »
Et il disparut dans les brumes.

Les Observateurs aux Plumes Pourpres — Ou quand des silhouettes familières réapparaissent
Alvira — enfin libérée de sa peur — explosa de rire et enleva sa fausse moustache.
« Fichue TROUILLE pour rien ! » dit-elle.
Joseph Cardin, qui avait observé toute la scène depuis son tas de cordes où il s’était caché, maugréa. Mais il savait que le contrat signé avec Kastor était VALIDE.
Il tapa sur l’épaule de Loupiot.
« Je t’apprendrai les TRUCS, petit gars. Tu verras, on va bien se marrer. »
Mais la seule chose qui me chiffonnait, moi, c’était ce que j’avais VU.
Quatre SILHOUETTES.
Dans des manteaux noirs.
Avec des TRICORNES.
L’une d’elles regardait précisément, à travers la brume rouge, notre bateau.
Et sur les tricornes, il y avait un signe distinctif.
Quatre PLUMES.
Quatre plumes POURPRES.
Les Plumes Pourpres.
Elles étaient de RETOUR.

Le Départ — Ou l’adieu à Altdorf la Folle
Nous montâmes à bord du magnifique BÉRÉBÉLI.
Un GROS bateau.
Un vrai bateau de COMMERCE.
Avec de la place. De l’espace. Du CONFORT.
(Note maritime : la Destinée — notre ancien bateau — resta dans le village flottant d’Altdorf. Nous la récupérerions… plus tard. Ou nous la revendrions. Le temps pressait trop pour s’en occuper.)
Joseph Cardin, de mauvaise fortune bon cœur, accepta son nouveau rôle de SECOND.
Et nous quittâmes ALTDORF.
Cette ville de FOUS.
Cette capitale où il pleuvait du SANG.
Où les vampires tenaient des tavernes secrètes.
Où les empereurs avaient peut-être des sosies.
Où les schismes religieux menaçaient de déchirer l’Empire.
Où des prophètes de malheur annonçaient la FIN DES TEMPS.
Prochaine destination : WEISSBRUCK.
Puis, enfin : BOGENHAFEN.
Et la Schaffenfest.
— Journal du Caporal Ulrich von Schnitzelbach, Qui a Vu l’EMPEREUR de Ses Propres Yeux et en a Failli Défaillir, Qui a Découvert qu’Etelka Est Probablement la Vraie Meurtrière du Prêtre Marcus, Qui a Appris l’Existence d’un « Seigneur des Tombes » Dont la Colère Est Inextinguible, Qui a Reçu la Clé d’un Coffre Rempli d’Or à Protéger Jusqu’à Bogenhafen, Qui a Vu Revenir les Plumes Pourpres dans les Ombres, À Bord du Magnifique Bérébéli, En Route vers Weissbruck, — An 2523 CI —
P.S. : J’ai vu l’EMPEREUR. Karl Franz en personne. Il m’a REGARDÉ. J’en suis certain. Du coin de l’œil. Il a vu en moi un SOLDAT de valeur. Un jour, je serai présenté à lui officiellement. En tant que CAPITAINE. Et il se souviendra de ce regard échangé dans la foule.
P.P.S. : Ashkaroun est INNOCENT du meurtre du prêtre Marcus — du moins techniquement. La magie venait des COULISSES, pas du bateau. Et qui connaissons-nous qui soit une nécromancienne puissante, capable de défier un patriarche, et qui voyageait avec Ashkaroun ? ETELKA. Toujours Etelka. Cette femme est au cœur de TOUT.
P.P.P.S. : Le « Seigneur des Tombes » — le Grave Lord — dont le cadavre réanimé de Marcus a parlé… Nous ne savons pas QUI c’est. Mais ce nom sent la MORT et le CHAOS. C’est une piste à ne pas oublier.
P.P.P.P.S. : L’Empire est au bord du SCHISME religieux. Les partisans d’Ulric affirment que Sigmar n’était qu’un MORTEL. Le Grand Théogone est furieux. L’Empereur a un neveu peut-être MUTANT. Son griffon l’a ATTAQUÉ. Tout le monde parle de sosies, de prophéties, de fin des temps. Ce monde marche sur la TÊTE.
P.P.P.P.P.S. : Kastor Liebierong n’était pas un ENNEMI. Il est devenu un EMPLOYEUR. Il nous a confié un coffre plein d’or à amener jusqu’à Bogenhafen. En échange, Loupiot aura la propriété COMPLÈTE du Bérébéli. C’est la première proposition LÉGALE qu’on nous ait faite depuis longtemps. J’ai presque de l’ESPOIR.
P.P.P.P.P.P.S. : Les PLUMES POURPRES. Quatre silhouettes aux tricornes ornés de plumes pourpres nous observaient sur les quais. Je ne sais pas qui ils sont. Mais ils nous SUIVENT. Depuis Kemperbad ? Depuis Nuln ? Depuis le DÉBUT ? Cette affaire n’est pas terminée.
P.P.P.P.P.P.P.S. : Prochaine étape : WEISSBRUCK. Puis BOGENHAFEN et la Schaffenfest. Avec Alvira toujours menacée par une prophétie d’éventration. Avec un coffre d’or à protéger. Avec les Plumes Pourpres dans notre sillage. Et avec la certitude croissante que nous sommes au cœur de quelque chose de BIEN PLUS GRAND que nous.
Par les destins entremêlés de Sigmar, nous avançons vers notre sort — quel qu’il soit.
FIN DE L’ACTE D’ALTDORF
Le Bérébéli descend le Reik. La brume rouge d’Altdorf s’éloigne derrière nous. Devant nous : Weissbruck, Bogenhafen, et les secrets que nous portons sans le savoir.
À suivre…


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