«Par les oreilles souillées de Sigmar et tous les murmures interdits de l’Empire !Permettez-moi de vous conter comment Gotthard von Wittgenstein — ce noble au sourire de vipère et aux paroles de miel empoisonné — tenta de nous séduire, de nous corrompre, de nous faire basculer dans les bras des Puissances Innommables. Et comment votre serviteur — pauvre caporal sans défense face à la rhétorique — résista avec la seule arme qui lui restait : la niaiserie.»
Journal du Caporal Ulrich von Schnitzelbach

Le retour de Lupio
Lupio entra dans le fumoir.
Ou plutôt, Lupio fut porté dans le fumoir par deux gardes qui le déposèrent sur un fauteuil comme on dépose un sac de grain avarié.
Il était pâle. Non — pâle n’est pas le mot. Il était de la couleur d’un drap qu’on aurait trempé dans la cendre et le lait tourné. Ses yeux regardaient partout et nulle part à la fois, comme ceux d’un homme qui cherche une sortie dans une pièce sans fenêtres.
Je me précipitai vers lui.
« Qu’est-ce que tu as vu ? » murmurai-je en feignant de l’ausculter.
Sa voix, quand elle vint, était celle d’un enfant qui vient de découvrir que les monstres sous le lit sont réels.
« Ce château… la ville en bas… il y a des choses pas normales ici. »
(Note : cette observation aurait pu remporter le prix de l’euphémisme de l’année impériale.)
« Je viens de voir une jument mettre bas, » continua-t-il d’une voix blanche. « Et c’est la nature du diable qui est là. Ce n’était pas un poulain. Je ne sais pas ce que c’était, mais c’était autre chose. »
Par les entrailles de Sigmar.
Autre chose.
Ces deux mots — prononcés avec le ton de quelqu’un qui a regardé trop longtemps dans l’abîme — me glacèrent plus sûrement que tous les discours du Chevalier Souriant.
Vanda, à côté de moi, avait entendu. Son visage se ferma comme une porte de citadelle.

Le diagnostic du Docteur — Ou les symptômes de la damnation
Rousseau s’approcha de Lupio avec cette sollicitude de médecin qui sent une bonne maladie à étudier.
« Mais mon petit Lupio, vous me semblez malade. Est-ce que vous m’autorisez à vous observer ? »
« Je ne suis pas accoutumé à la nourriture locale, » répondit Lupio. « Sans remettre en cause vos cuisines… j’ai des problèmes. Des gros problèmes de digestion. »
« Est-ce que je puis peut-être vérifier qu’il ne s’agit pas de la galopante ? » demanda Rousseau avec un intérêt scientifique qui me donna la chair de poule. « Des douleurs fulgurantes qui vont tordre vos boyaux et vos tripes ? Des vomissements de sang ? Des hémorragies ? »
Je sentis mon propre estomac se contracter.
« Mais le pire, » ajouta-t-il avec une délectation mal dissimulée, « c’est quand l’infection est silencieuse. Car alors, c’est le cerveau qui est atteint. On s’en aperçoit toujours trop tard… quand on a des hallucinations. Visuelles. Auditives. Toute la réalité bascule dans une espèce de cauchemar. Les choses simples du quotidien peuvent paraître extraordinaires. Un simple geste de la vie ordinaire… une jument qui met bas, par exemple… pourrait soudain ressembler à quelque chose de monstrueux. »
Je vis les quatre compagnons — Gotthard, Descartes, le Chevalier Souriant et Rousseau — tourner leur regard vers Lupio.
« Est-ce que votre petit bouffon a des hallucinations ? » demanda Gotthard à Ashkarûn avec un sourire entendu.
Par les pupilles dilatées de Sigmar.
Ils retournaient la situation. Ce que Lupio avait vu — cette horreur indicible dans les écuries — ils la transformaient en symptôme. En maladie. En folie.
Brillant.
Diaboliquement brillant.
L’histoire de Lupio — Ou le fils du bordel
Ce qui suivit fut… étrange.
Gotthard, avec la curiosité d’un chat qui joue avec une souris, se mit à interroger Lupio sur ses origines. Et notre pauvre bouffon, encore hébété par ce qu’il avait vu, se laissa entraîner dans ce jeu dangereux.
« D’où viens-tu ? De quel bordel ? » demanda Gotthard sans la moindre gêne.
« Le Bordel du Croupion Dupont, » avoua Lupio. « J’ai grandi là-bas. Toutes les femmes étaient une maman, en fait. Quant à mon père, je ne l’ai pas connu. »
« Peut-être que tu avais plusieurs papas, » suggéra Gotthard avec un sourire carnassier. « Peut-être que tu as été enfanté alors que Morrslieb était haute dans le ciel… »
Et là, il se lança dans une fable.
Une fable sur un enfant bâtard. Un enfant peut-être engendré par l’Empereur Karl Franz lui-même — dont on disait que le fils légitime était un mutant. Un enfant possédé par les Puissances de la Ruine. Un paon aux plumes pourpres.
« Les plumes pourpres, » répéta Vanda d’une voix étrange. « C’est amusant que vous parliez de plumes pourpres. J’en ai vu voler il y a peu de temps. À l’Auberge des Trois Plumes. »
Par les coïncidences de Sigmar.
Les Trois Plumes. L’auberge où tout avait commencé. L’auberge qui, peut-être, portait ce nom pour une raison que nous n’avions pas encore comprise.
« Les dieux de la Ruine sont des poètes, » dit Gotthard avec une admiration non feinte. « Ils aiment la mise en scène. Ils aiment les portes qui claquent d’un côté pour s’ouvrir de l’autre. Ils aiment le théâtre. »

Les noms interdits — Ou la première fissure
« Est-ce que tu sais nommer les dieux de la Ruine, mon petit Lupio ? » demanda Gotthard.
« Absolument pas. J’évite d’évoquer ce genre de choses. »
« Et toi, mon bel Ashkarûn ? Aucun de vos compagnons ne vous a dit quels étaient les dieux mauvais qui pouvaient murmurer à vos oreilles ? »
Ashkarûn prit une bouffée de son houka — car oui, ils lui avaient fourni un houka, ces serpents raffinés — et répondit avec cette sagesse de désert qui était sa marque :
« Oh, nous les connaissons jusqu’en Arabie. Et je vous avoue… »
Il se pencha vers Gotthard.
« …qu’il nous fait quelque peu rire. Ce Sigmar. Ce forgeron à la massue. D’un grotesque… »
Gotthard rayonnait.
« Quand je pense à la noblesse des contes qui sont les vôtres, Ashkarûn ! À leur subtilité ! À leur raffinement ! Des plans dans les plans ! Et qu’avons-nous à vous offrir ici ? Un forgeron. Une massue en marbre. »
Et alors…
Par les oreilles coupables de Sigmar.
Gotthard commença à parler des Puissances de la Ruine. Non pas comme des ennemis. Non pas comme des horreurs. Mais comme des libérateurs.
« Ce que l’on nomme les dieux de la Ruine, » dit-il, « ne sont en réalité qu’une invention des églises de Sigmar et d’Ulric. Siècle après siècle, ils ont fait rentrer cette peur dans vos crânes. Mais en Arabie… en Cathay… on les appelle autrement. Changement. Mouvement. Entropie. »
« L’entropie, » confirma Ashkarûn en hochant la tête. « Le mouvement. Où n’est que mouvement. Vouloir espérer le figer… c’est cela la folie. »
Je regardai autour de moi, cherchant un soutien. Vanda semblait fascinée — comme hypnotisée par ce discours qui renversait tout ce qu’elle avait appris. Lupio fixait le vide, encore traumatisé par ce qu’il avait vu.
Et Ashkarûn…
Ashkarûn jouait le jeu.
Ou alors, il ne jouait pas.
(Note terrifiante : à cet instant précis, je ne savais plus si notre Arabien faisait semblant d’être séduit par ces paroles impies, ou s’il l’était réellement. Les frontières entre le masque et le visage devenaient floues.)

La tentation d’Ulrich — Ou le Caporal face au Serpent
Puis Gotthard se tourna vers moi.
Et commença le véritable assaut.
« Par qui aimes-tu, Ulrich ? Savais-tu que quand on est amoureux, même si l’on ferme fort ses yeux et qu’on serre ses petits poings… on sent qu’un amour interdit est en train d’envahir son esprit ? »
Je me figeai.
Comment savait-il ?
« Il est amoureux de la Gravine en secret ! » lança Lupio — ce traître aux grelots, ce bouffon de malheur qui ne savait pas tenir sa langue !
Gotthard sourit. Un sourire de prédateur qui vient de repérer la faiblesse de sa proie.
« Ce caporal, descendant d’un éleveur de porcs… est donc amoureux de la nièce d’une Comtesse Électrice ? »
Le Chevalier Souriant émit un son qui ressemblait à un rire — un son métallique, étouffé, qui me donna des frissons.
Et Gotthard continua.
Il me parla de la Gravine. De sa croupe ferme — par Sigmar, il a vraiment dit cela ! De sa peau soyeuse. De tout ce que je rêvais en secret et que j’aurais préféré garder enfoui au plus profond de mon âme.
Il me parla d’une Puissance de la Ruine — une qui sentait l’amour interdit. Une qui était attirée par les gens comme moi. Ces amoureux fous, prêts à tout par passion.
« Elle n’est pas mauvaise, cette puissance, » susurra-t-il. « Elle n’est pas comme cette salope de Shallya ou de Verena, qui soufflent à l’oreille des nobles quand ils se sentent chavirés par le corps musculeux d’un caporal… et qui leur disent non. La loi. La noblesse. La hiérarchie. »
Il se pencha vers moi.
« Ô Ulrich… ne voudrais-tu pas culbuter la nièce de la Comtesse Électrice ? »
Par les bourses enflammées de Sigmar.
Il venait de verbaliser — de mettre en mots — le fantasme le plus secret, le plus inavouable, le plus dangereux de mon existence.
Et quelque chose en moi…
Quelque chose en moi voulait dire oui.

La voix interdite — Ou le nom qui m’échappa
Ce qui se passa ensuite, je ne peux l’expliquer.
Gotthard parlait. Il parlait de cette Puissance de la Ruine qui libère les cœurs, qui tranche les liens de la hiérarchie, qui enflamme les passions interdites.
Et soudain…
« C’est Slaanesh. »
Le silence tomba comme une hache.
Tout le monde me regardait.
Le Chevalier Souriant porta la main à son visage — et je l’entendis changer de masque. Le sourire apaisant fut remplacé par un autre sourire. Un sourire plus large. Plus éclatant. Le sourire de quelqu’un qui vient d’entendre exactement ce qu’il voulait entendre.
Par les lèvres maudites de Sigmar.
J’avais prononcé le Nom.
Le Nom Interdit.
Le nom d’une des Quatre Puissances de la Ruine.
Et le pire… le pire… c’est que je ne savais même pas comment je le connaissais. Ce nom n’avait jamais été prononcé devant moi. Jamais enseigné. Jamais murmuré.
Mais il était sorti de ma bouche comme s’il y avait toujours été.
« Pourquoi as-tu entendu ta propre voix quand tu l’as dit ? » demanda Gotthard, les yeux brillants.
Je ne répondis pas.
Je ne pouvais pas répondre.
« C’est la galopante ! » s’écria Vanda. « Ça ne peut être que la galopante ! Il est malade ! »
(Note reconnaissante : Vanda, cette brave petite magicienne, tentait de me sauver en attribuant ma folie à une maladie. Mais nous savions tous — moi le premier — que ce n’était pas une maladie qui m’avait fait prononcer ce nom.)

La tentation de Vanda — Ou les larmes de l’Académie
Gotthard ne s’arrêta pas là.
Il se tourna vers Vanda.
Et ce qu’il lui dit…
Par les larmes de Shallya et toutes les souffrances secrètes de l’Empire.
Il lui parla de l’Académie de Magie d’Altdorf. Des « vieilles bourriques de merde à la barbe sale » qui enseignaient là-bas. Des interdictions. Des humiliations. De ces maîtres qui traitaient les magiciennes comme des « portes ouvertes aux vents de la sombre magie » — simplement parce qu’elles étaient femmes.
« Tu sais que j’ai raison, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.
Et Vanda…
Vanda, pour la première fois depuis que je la connaissais, ne leva pas les yeux au ciel. Elle ne répondit pas avec sarcasme. Elle ne fit pas semblant.
Son regard se baissa.

Comme si ces paroles avaient réveillé quelque chose. Des souvenirs. Des blessures. Des outrages que les murs de l’Académie avaient vus — et que personne n’avait jamais punis.
Descartes le Quenellois se pencha vers elle.
« Tu sais, » murmura-t-il, « elles pleuraient, à la fin. Elles m’ont avoué avoir subi les outrages. Ces vieux salopards d’érudits, soi-disant maîtres de la sagesse… qui traitent les magiciennes de catins. »
Je vis le visage de Vanda se fermer. Se durcir. Mais aussi — et c’est cela qui m’effraya — vaciller.
Ces serpents savaient exactement où frapper.

La résistance du Caporal — Ou l’arme de la niaiserie
Gotthard revint vers moi.
« Si tu étais ici, à Wittgenstein, » dit-il, « la folie qui est la tienne — cette capacité à embraser la passion, à te laisser submerger par l’amour — ferait de toi un capitaine de ma garde. Je briserais cette sphère d’honneur pourrie pour la remplacer par ce qu’il se fait de mieux. Et tu mènerais mes hommes à la bataille. »
Un capitaine.
Le mot résonna dans ma tête comme le glas d’une cathédrale.
Tout ce que j’avais toujours voulu. Tout ce que j’avais toujours rêvé. Servi sur un plateau d’argent par un homme qui venait de me faire prononcer le nom d’un dieu du Chaos.
Je regardai Vanda. Elle était pâle, ébranlée.
Je regardai Lupio. Il cherchait la fenêtre de sortie.
Je regardai Ashkarûn. Il tirait sur son houka avec une sérénité qui pouvait être du génie tactique — ou de la corruption totale.
Et je compris.
Si je cédais — si je disais oui — nous étions tous perdus. Nous aurions vendu nos âmes pour des promesses de pouvoir et de passion. Nous serions devenus ce que ces Wittgenstein voulaient que nous devenions : des serviteurs des Puissances de la Ruine.
Alors je fis la seule chose que je savais faire.
Je fus niais.
« Eh bien, messieurs, » dis-je avec le ton le plus sincèrement idiot que je pus produire, « je risque de vous décevoir. Pour moi, la Gravine est inatteignable. Et c’est bien comme ça. »
Silence perplexe.
« Si j’accédais à ce statut de séducteur, » continuai-je, « et qu’elle serait éperdument amoureuse de moi… que diraient les autres ? Elle serait sujette aux moqueries ! Et ça serait un grand malheur pour Ulrich ! »
Je les regardai avec mes yeux les plus bovins.
« Alors je suis peut-être naïf, mais je préfère être amoureux dans mon coin et ne pas l’importuner. Je suis idéaliste. »
Je vis Gotthard et Descartes échanger un regard.
Un regard qui disait : Est-ce qu’il est vraiment aussi stupide qu’il en a l’air, ou est-ce qu’il se moque de nous ?
La réponse était : les deux.
Je faisais l’imbécile — et je l’étais peut-être un peu aussi. Mais cette imbécillité était ma seule armure face à leur sophistication diabolique.
« Il est comme les Bisounours croisés avec… quelque chose de sucré, » murmura Descartes.
« Une petite friandise dégoulinante, » confirma Gotthard.
Ils me regardaient comme deux enfants qui venaient de découvrir un nouveau jouet. Un jouet qu’ils ne comprenaient pas tout à fait. Un jouet qui les intriguait.
(Note sur la stratégie de survie : face aux serpents intellectuels, la meilleure défense est parfois d’être si bête qu’ils ne savent plus comment vous mordre.)

L’invitation
Gotthard se leva soudain.
Son ton changea — devenant courtois, presque chaleureux, comme si toute cette conversation sur les Puissances de la Ruine n’avait été qu’un badinage de salon.
« Les amis, j’ai adoré cette conversation. J’ai adoré qu’Ashkarûn vous révèle de sa sagesse. Si vous me permettez… j’aimerais vous présenter à ma sœur. Dame Margritte Wittgenstein. »
Il sourit.
« Elle vous dira — car vous êtes des espions, nous le savons tous — des choses que vous auriez dû chercher comme information. Elle vous dira qui sont les étrangers qui sont venus cette nuit. Pourquoi ils sont repartis à peine arrivés. »
Il se dirigea vers une porte.
« Elle vous dira aussi, » ajouta-t-il en se retournant, « des choses sur vous. »
Et avec un geste théâtral, il ouvrit grand la porte.
« Je suis certain que vous vous attendiez à arriver dans un lieu de tromperie et de perdition, » dit-il. « Vous auriez dû fuir dans la nuit, l’arme au poing, ensanglantée, parce que nous serions devenus des hordes de bêtes, des lycans transformés. Mais non. Je vais vous montrer l’antre de ma sœur. Et ma sœur va vous accueillir. »
La porte s’ouvrit sur une nouvelle pièce.
Et nous avançâmes.
Comme des agneaux vers l’abattoir.
Comme des mouches vers la toile.
Comme des caporaux amoureux vers la prochaine étape de leur damnation.
À suivre…
(Car Dame Margritte nous attendait. La chirurgienne. L’astrologue. L’empoisonneuse. Celle qui avait réparé le visage du Chevalier Souriant. Celle qui lisait dans les étoiles. Celle qui, peut-être, pouvait lire aussi dans nos âmes.)
— Journal du Caporal Ulrich von Schnitzelbach, Prononciateur Involontaire de Noms Interdits, Résistant par la Niaiserie, Amoureux Idéaliste et Dégoulinant, Fumoir du Château Wittgenstein — Avant la Rencontre, An 2523 de l’Empire
Post-scriptum sur le Nom : Je l’ai dit. Slaanesh. Je l’ai prononcé sans savoir comment je le connaissais. Ce nom est maintenant dans ma tête — gravé comme une cicatrice. Est-ce que le prononcer suffit à attirer l’attention de… de cela ? Est-ce que quelque chose m’observe maintenant, depuis les profondeurs du Chaos, parce qu’une seconde de faiblesse m’a fait ouvrir une porte qui aurait dû rester fermée ?
Post-post-scriptum sur ma défense : J’ai choisi d’être niais. J’ai choisi de parler d’amour pur et d’idéalisme face à des hommes qui ne croient qu’au pouvoir et à la corruption. Était-ce de la sagesse ? De la lâcheté ? De la bêtise ? Je ne sais pas. Mais je suis encore debout. Je n’ai pas dit oui. Et parfois, ne pas dire oui est la seule victoire possible.
Post-post-post-scriptum sur Vanda : Elle a baissé les yeux. Elle qui ne baisse jamais les yeux. Ces serpents ont touché quelque chose en elle — une blessure que je ne connaissais pas. Que s’est-il passé dans cette Académie de Magie ? Quels « outrages » a-t-elle subis ? Et surtout — surtout — est-ce que cette blessure pourrait être le levier par lequel ils la feront basculer ?


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