Isidoro révèle sa nature inhumaine et disparaît dans la nuit madrilène. Urbano, sauvé in extremis par Blanca, émerge des souterrains traumatisé et convaincu que le tableau doit rester enfoui. Mais Blanca, pragmatique, convainc le QG républicain de lancer une opération armée pour récupérer l’œuvre de Pickman. Urbano osera-t-il replonger ? Seizième chapitre de notre campagne L’Appel de Cthulhu dans le Madrid en guerre.
L’étrange métamorphose d’Isidoro
Alors que Blanca émerge à la surface des ruines, Isidoro révèle sa véritable nature. Sa vitesse est inhumaine, son agitation incontrôlable. Il grimpe le long du rideau de fortune en quelques secondes, les yeux fous, le souffle saccadé. Blanca, sidérée, le laisse passer — il est trop tard, trop rapide. L’homme n’en est plus vraiment un. Sans un mot, il disparaît dans les ténèbres madrilènes.
Urbano, toujours au pied de la galerie, fait preuve d’une dernière bravoure. Il jette l’encensoir vers les goules qui approchent, créant un nuage protecteur de fumée. Profitant de la panique des créatures, il tente sa chance : il grimpe. Sa première tentative échoue, mais Blanca, revenue à elle, tend la main et le hisse hors de l’enfer.
Le retour à la surface : entre silence et chaos
Les deux survivants s’extraient enfin. Autour d’eux, le quartier est ravagé par les bombes. Des décombres, des éclairs de lumière dans le ciel, des cris lointains… mais la nuit ne tombera pas tout de suite sur Madrid. Les Républicains résistent encore.
Urbano est secoué, traumatisé par ce qu’il a vu. Il avoue à Blanca que le tableau est mieux là où il est, qu’il ne faut pas le rapporter. Mais Blanca, lucide, comprend sa valeur. Elle propose une alternative :
« Une escouade armée fera l’affaire. »

Blanca prend le relais
Dès leur arrivée au QG républicain, Blanca prend les choses en main. Autoritaire, persuasive, elle convainc les soldats de préparer une intervention immédiate. Elle décrit les goules comme une cellule terroriste droguée et fanatisée, ayant dérobé une œuvre précieuse du musée du Prado. Elle exige une opération armée.
Urbano, toujours sous le choc, hésite à replonger. Il prévient malgré tout les militaires :
« Il y a une bombe, intacte, au sol. Faites attention. »
Une unité est formée. Les hommes se dirigent vers l’entrée du tunnel, à travers les ruines de la maison de la Comtesse. La question reste en suspens : Urbano les accompagnera-t-il une seconde fois dans les ténèbres ?


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