La pluie martèle les vitres de la villa Calentier, comme si elle cherchait elle-même à entrer. À l’intérieur, Jean, Jacques et Eugène ne le savent pas encore, mais ils s’apprêtent à vivre une nuit qu’aucun d’eux n’oubliera.
Le tiroir à secret de Joséphine
Avant de poursuivre l’aventure, un élément important ressurgit de la mémoire collective. Une simple photo. Enfin, pas tout à fait. C’est l’image de Jean, soigneusement encadrée, cachée là où personne n’aurait dû la trouver : au fond du tiroir à lingerie de Joséphine.
Sur le moment, on a ri. Nervosité. Malaise aussi. Mais ce détail, comme tous les détails dans une histoire de l’Appel de Cthulhu, revient frapper à la porte plus tard. Plus fort. Plus froid.
Ce n’est peut-être rien. Une excentricité, un reste d’amour, une erreur. Ou peut-être que cette image dit tout ce que les mots ne veulent pas formuler.

Les Calentier, grandeur et décadence d’une dynastie
Les Calentier… Ce nom, là-bas à Yport, ça veut encore dire quelque chose. Un souvenir salé, un reste de prestige qui colle aux murs comme l’odeur des filets oubliés. Ils avaient tout. Des caïques à leur nom, une flotte qui traçait sur les eaux normandes comme une signature sur l’écume. Et pas juste la pêche : des comptoirs, des accords, un petit empire local qu’on n’imaginerait pas s’effondrer.
Mais voilà. Les marées changent. Et quand les touristes sont arrivés avec leurs valises pleines d’avenir, la mer a cessé de nourrir ceux qui la gouvernaient. Joseph Calentier, le vieux lion, le patriarche de la famille a vu son monde se désagréger, lentement, salement. Il a vendu, fermé, abandonné. Et un jour, plus personne ne l’a revu.
Je leur ai raconté tout ça. Pas pour les attendrir. Juste pour qu’ils comprennent que cette famille, c’est pas juste un nom sur une boîte aux lettres. C’est un poids. Une malédiction, peut-être. Parce que le fils de Joseph, Jules, lui, n’a pas cherché à reprendre la barre. Il est parti dans les livres, les musées, les os et la compréhension de l’ancienne Normandie. Un anthropologue, oui. Mais surtout, un homme en quête d’absolution pour une mer qui ne voulait plus de lui.
Et c’est ce professeur-là, aujourd’hui, qui les a fait venir.

L’Étrange proposition du professeur Jules Calentier
Il n’a pas tourné autour du pot, le professeur. Pas ce soir-là. Mille cinq cents francs. Chacun. Pour un service qu’il prétend simple : récupérer un livre. Un ouvrage ancien, subtilisé par un cousin qu’il décrit comme… déviant. Voilà le mot qu’il emploie. Pas fou. Pas dangereux. Déviant. Et ce choix de mot, là, en dit bien plus long qu’il ne le croit.
Autour de la table, les regards se croisent. L’appât du gain a fait son effet. Les doutes sont là, bien sûr, mais étouffés par le poids de la somme. Ils acceptent. À leur manière. Un haussement de sourcil, un regard appuyé, une blague pour masquer l’inconfort.
Et puis, sans prévenir, le décor craque.
Un cri perce la nuit. Sec. Aigu. Comme une griffure sonore. Une corneille, peut-être. Ou autre chose. Mais ce n’est pas le cri qui glace l’air, non. C’est ce qui vient après. Le professeur qui se fige, raide comme une corde. Son souffle qui s’arrête. Son regard qui se perd quelque part très loin, ou très profond. Et puis ce geste — brutal, disproportionné, presque sauvage : il se lève, claque la fenêtre d’un coup sec, comme pour chasser une présence invisible.
Le silence qui suit est plus lourd que le bruit lui-même.
Joséphine n’a rien dit. Elle n’a même pas sursauté. Elle a simplement posé les yeux au sol, comme si elle connaissait déjà cette scène par cœur. Comme si cette nuit ne faisait que rejouer, une fois encore, la lente descente d’un homme qu’elle aime et qu’elle ne reconnaît plus.

Préparatifs tactiques
Dans les couloirs de la villa, le silence a pris ses quartiers. Un silence dense, presque collant. Il est encore tôt, mais déjà, chacun sent que le repos sera une illusion.
Jean s’installe dans la chambre sans un mot, son corps marqué par la guerre imposant ses propres règles. Son visage est si déstructuré… Il n’a pas eu besoin d’argumenter. Juste une phrase, lâchée dans un souffle : « Messieurs, vous comprendrez… je préférais dissimuler mes traits à votre regard. Les cicatrices, parfois, suintent. » Personne n’a osé répondre.
Jacques et Eugène partagent le second lit, naturellement. Leurs années passées à ramper sous les obus ont fait d’eux une paire étrange, mais solide. Ils dorment côte à côte comme des frères de tranchée, l’un gardant l’œil, l’autre l’oreille.
Eugène, lui, n’a pas besoin de sommeil. Il reste debout, toujours un pas à côté, toujours prêt. Il s’adresse à Joséphine avec cette voix douce qu’il utilise quand il veut obtenir quelque chose : « Mademoiselle… pour garder un œil sur votre père, est-ce qu’on pourrait accéder au balcon ? Juste… au cas où. »
Elle ne dit rien. Elle acquiesce simplement. Il entre dans la chambre avec cette démarche légère qui lui appartient, presque animale. Il s’adosse au mur, dans un coin d’ombre. Une habitude, une seconde nature. Attendre. Observer. Ne pas respirer trop fort.
Jean, lui, s’approche, inquiet. Pas pour lui, mais pour Eugène. « S’il est somnambule… faut pas le réveiller. Faut pas le toucher. Tu comprends ? Tu restes à distance. »
Eugène ne répond pas. Il a déjà vu pire. Il croit.

Dans l’ombre de la folie
L’obscurité est complète, à peine déchirée par le souffle blafard des lampes à gaz. Les murs de la villa semblent se resserrer, centimètre par centimètre. Tout est figé, sauf le silence. Lui, il palpite.
Eugène s’avance dans la chambre du professeur, à pas feutrés, comme on franchirait un seuil invisible. Il l’a déjà fait, des dizaines de fois. Des filatures, des planques, des surveillances longues comme des hivers. Mais là, ce n’est pas pareil. Il le sent.
Le professeur dort. Si on peut appeler ça dormir. Il est allongé sur le dos, les bras crispés le long du corps. Mais ce sont les détails qui dérangent. Ces liens, autour de ses poignets. Trop serrés. Trop usés. Et puis l’odeur. Médicaments, sueur, quelque chose d’aigre et d’ancien. Ça ne sent pas la maladie. Ça sent… la peur.

Sur la table de chevet, une boîte de pilules, un flacon entamé, un bout de tissu imbibé. L’arsenal d’un homme qu’on tente de contenir, pas de soigner.
Eugène recule, lentement. Pas un mot. Juste ce regard à travers la porte entrouverte, ce signe discret vers les autres. Il n’y a rien à dire, mais tout est compris.
Et là, dans le couloir, le silence se fait plus épais encore. Comme si la maison retenait son souffle.
Une danse onirique
Le plan est simple. Ou du moins, il en a l’apparence. Jean garde le visuel. Jacques écoute. Eugène, toujours en poste sur le balcon, scrute l’intérieur à travers un voile de rideaux. Rien ne bouge. Rien ne parle. Tout respire l’attente.
Le temps s’étire. Vingt minutes peut-être. Ou une heure. Les horloges ne disent plus rien d’utile, à ce stade.
Puis, ça commence. Subtilement. Trop doucement pour qu’on y croie vraiment au début.
Le professeur remue. Pas son corps, non — juste ses mains. Lentement. Presque élégamment. Des gestes amples, rythmés. Il bat l’air, comme un chef d’orchestre sans public. Une chorégraphie silencieuse, précise, presque gracieuse… trop gracieuse. Une danse onirique.
Jean se penche, fasciné. Quelque chose, là, l’obsède. Il murmure, presque pour lui-même : « Ce qu’il fait avec ses mains… on dirait qu’il dirige quelque chose. Mais quoi ? Une musique ? »
Les mains du professeur, toujours liées, s’élèvent et se meuvent avec précision, comme un chef d’orchestre guidant un ensemble invisible. Les mouvements répétitifs et méticuleux de ses doigts évoquent une partition musicale, d’abord assimilée à la Neuvième Symphonie de Beethoven, puis — grâce à un second jet réussissant intelligemment une approche plus intuitive — à un accompagnement tribal de tambours. Le visage du dormeur traduit des picotements et des vibrions électriques, ses paupières restées closes, tandis que sa bouche s’entrouvre et que ses poings se serrent et se desserrent au rythme de cette musique muette.
Il observe mieux. Et soudain, l’évidence le frappe. Ce ne sont pas des gestes improvisés. Ce sont des motifs. Des séquences. Un langage du corps qui appartient à un autre temps. Un autre monde.
Le lien devient clair. Trop clair. Ces mouvements, ce rythme… ça rappelle quelque chose. Des frappes, des percussions ? Un tambour ?
Depuis le balcon, Eugène se raidit. Il n’y a pas de cri. Pas encore. Juste une tension, presque électrique, dans l’air qui l’entoure. Il observe, yeux plissés, respiration courte. Le professeur bouge. Ce ne sont plus des gestes — c’est une vibration. Son corps tremble, doucement d’abord, puis plus franchement. Comme si quelque chose en lui essayait de sortir.
Il appelle les autres. Une voix basse, tranchante, presque cassée :
« Il vibre. Il bouge. Sa tête bascule. »
Jacques s’approche. Il garde le sang-froid, ou fait semblant. « Il est attaché. Il ne peut pas se faire de mal. Pas tout de suite. »
Mais la peur est là. Elle est partout.
Et puis… ça arrive.
La transe du professeur se mue en crise violente : ses mains griffent les draps, son corps vibre comme sous l’effet d’une animation électrique.
La mâchoire de Calentier se déboîte, dans un claquement net, écœurant. Comme si ses os ne lui obéissaient plus. Sa tête vibre de plus en plus fort, ponctuée de tics nerveux parcourant tout son visage… Puis une voix jaillit. Pas vraiment la sienne. Une voix profonde, cassée, étrangère. Des sons gutturaux. Une langue qu’aucun d’eux ne connaît. Ou plutôt… qu’aucun d’eux ne veut connaître. L’homme attire une longue inspiration, comme pour avaler l’air entier de la chambre.

Pas de cris, pas de hurlements. Juste ces mots. Anciens.
«Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn»
Incompréhensibles. Mais lourds. Chargés de quelque chose d’indicible.
«Dans R’lyeh la morte… IL … attend son retour en rêvant… Beltane… Ses sujets sont les élus qui préparent le chemin et IL ne rêve plus».
Cette référence à Beltane, fête celtique célébrant le retour de la lumière et le renouveau au 1er mai, prend une tournure sinistre. Les joueurs tentent un jet de connaissance (science) pour vérifier s’il s’agit d’un mythe local, mais sans en trouver de correspondance directe à Rouen.
Eugène n’hésite pas. Il court, fouille, attrape un carnet, un crayon. Il note tout, en vrac, à l’instinct. Les sons, les syllabes, cette phrase centrale qu’il n’arrive pas à oublier, même une fois le silence revenu.
Personne ne dit un mot.
Parce qu’au fond, chacun a compris qu’ils viennent d’assister à quelque chose qu’on ne devrait pas voir.
Le regard de l’abîme
Le silence est retombé. Un silence sale, griffé, qui ne repose plus.
Jacques s’avance. Il n’a pas vraiment le choix — il est le plus proche. Peut-être aussi le plus brisé. Il s’approche du professeur, lentement, comme on s’approche d’un cadavre dont on n’est pas sûr qu’il soit encore inerte. Il penche la tête, hésite, puis tend la main.
Juste un geste simple : passer ses doigts devant les yeux du vieil homme, pour voir s’il réagit. Rien de plus.
Mais ce qu’il voit, ce que ses yeux à lui croisent à ce moment-là, dépasse tout ce que les mots peuvent contenir.

Les pupilles du professeur ont disparu. Ou plutôt… elles se sont changées. En gouffres. En ouvertures. En failles minuscules vers quelque chose d’autre. Quelque chose d’immense, de froid, de mouillé, de vivant.
Ce n’est pas juste un regard. C’est une chute.

Jacques ne bouge plus. Il est là, suspendu, avalé par ce qu’il voit. Son souffle se fait court. Ses mains tremblent. Ce n’est pas de la peur. C’est plus ancien que ça. C’est un vertige cosmique, un dégoût fondamental, une terreur qu’aucune guerre n’a jamais imprimée sur son visage.
Quand il recule enfin, il n’est plus tout à fait lui.
« Mes nuits ne seront jamais assez longues pour contenir ce que j’ai vu. »
Et personne, cette nuit-là, n’a osé lui demander ce que c’était.
En passant devant la chambre de Joséphine, Eugène s’arrête, tend l’oreille et perçoit des sanglots étouffés. Un jet de Perception auditive révèle que la jeune femme pleure, peut-être sous le coup de la peur ou d’un poids émotionnel trop lourd à porter.
Poussé par l’inquiétude, Eugène s’approche discrètement de la porte de Joséphine :
- Un crochetage discret révèle que le loquet n’est pas engagé. Il entrouvre la porte de dix centimètres, dévoilant Joséphine assise dans son déshabillé vert, les cheveux ébouriffés, le visage rouge de larmes.
- Un jet de Psychologie souligne la sincérité de sa détresse : ses mains pressées sur l’oreiller traduisent un mélange de rage et de chagrin profond, impossible à simuler. Eugène perçoit que sa douleur n’est pas uniquement liée à l’état de son père, mais peut-être à un secret qu’elle réprime.
Face au regard maternel et brisé de Joséphine, Eugène se présente avec douceur :
- Il la rassure sur la somnolence paisible de son père et lui confie que les « gaillards » présents sont précisément là pour l’aider.
- Touchée, Joséphine murmure : « Je ne suis pas belle à voir, Eugène. Une femme triste, c’est toujours ce qu’il y a de plus horrible. »
- Avant de refermer doucement la porte, elle promet « à demain », laissant le jeune enquêteur suspendu entre empathie et inquiétude.
L’aube après l’horreur
Le jour finit toujours par se lever. Même après ça. Mais la lumière, cette fois, ne réchauffe rien.
Les rideaux laissent passer une lueur pâle. Une clarté molle, sans chaleur, qui flotte dans l’air comme une brume sèche. Il ne reste que ça : des murs froids, des draps humides, des corps qui n’ont pas dormi ou si mal que c’en est pire.
Jacques dort. Eugène aussi, un peu. Un sommeil lourd, ponctué de spasmes, de murmures, d’images qu’on évite de raconter au réveil. Jean, lui, ne ferme pas l’œil. Il se lève, traverse la maison à pas de loup, s’arrête dans la cuisine, les nerfs à vif. Il cherche quelque chose. Peut-être du café. Peut-être un coin de normalité.
Rencontre matinale
Tandis que l’eau coule, Jean perçoit des pas légers dans l’escalier.
Joséphine est déjà là. Droite, fatiguée, les mains autour d’une tasse qu’elle ne boit pas. Jean la regarde longtemps avant de parler. Il ne joue pas. Pas cette fois.
Le jour filtre à travers les volets et baigne son déshabillé vert de Joséphine d’une douce lueur dorée.
Face à un Jean sans mots, elle cherche son regard et lui répond enfin sur son état : son père dort paisiblement, mais ses craintes restent justifiées.
La proposition d’un exil thérapeutique
« On pense… que la statuette y est pour quelque chose. Les gestes, les mots… tout ramène à elle. »
Jean hésite, puis ajoute, comme à voix basse :
« Peut-être qu’il faudrait l’éloigner. Juste un temps. Pour voir si ça le soulage. »
Joséphine ne répond pas tout de suite. Elle écoute. C’est déjà beaucoup.
Jean va plus loin. Il propose quelque chose de fou, presque absurde, mais sincère : envoyer le professeur ailleurs. En Bretagne. Chez lui. Comme un refuge. Comme si quelques murs en pierre pouvaient tenir tête à ce qui a été vu cette nuit.
Et dans cet échange fragile, entre deux êtres que tout oppose, quelque chose se tisse. Pas encore un lien. Juste… une possibilité.
Jean ressent le regard de Joséphine comme un véritable pouvoir d’attraction, une connexion presque magnétique qui le trouble profondément.
Divergences stratégiques
Cette magie est interrompue par Jacques et Eugène qui se retrouvent dans le salon, comme après un incendie. Chacun a dormi, ou tenté. Mais le silence est différent. Moins pesant, plus tendu. Comme une corde qui menace de céder.
Jacques prend la parole le premier. Il ne tremble pas, mais sa voix, elle, porte autre chose. Quelque chose de fêlé.
« Faut la détruire. Cette chose. On peut pas la garder. Elle va nous tuer. Elle va le tuer. »
Il ne cherche pas à convaincre. Il affirme. Il lance une vérité comme on jette un seau d’eau froide. Mais personne ne saute sur ses mots. Parce que personne n’est sûr de ce qu’il faut faire.
Jean s’oppose. Pas frontalement. Juste assez pour dresser une frontière.
« Je suis contre. Ce qu’il considère comme sa plus grande découverte… la réduire en miettes, c’est prendre le risque de le briser pour de bon. Et nous avec. »
Eugène écoute. Il ne parle pas encore. Mais ses yeux bougent, vite, précis. Il mesure, jauge, pèse. Puis enfin, il glisse, presque en aparté :
« On pourrait aussi aller voir ce fameux cousin. Si le professeur veut le livre, peut-être que ce qu’on cherche est là-bas. Moi, j’y vais. Seul s’il le faut. »
C’est dit. Trois positions. Trois visions. Et une statuette au centre, minuscule et monstrueuse, comme un nœud impossible à trancher.
L’équipe se donne rendez-vous chez Grimaud dès 8 h au café Le Faubourg, rue Beffroy, pour obtenir ses archives et ses conseils. Joséphine, émue, assure qu’elle restera auprès de son père pour veiller à son calme, lui préparant un léger déjeuner et surveillant ses traitements, avant de les retrouver au café à l’heure dite.
Préparatifs finaux
Ils se dispersent, pour quelques heures à peine. Juste assez pour reprendre leur souffle. Ou tenter.
Jean veut passer à son atelier. Voir Eugénie. Il n’a rien dit de plus. Il avait juste besoin de ça. Un point fixe.
Jacques, lui, est vidé. Il ne cherche même plus à comprendre. « Moi je vais me coucher », lâche-t-il. Et cette fois, personne ne l’arrête.
Eugène, enfin, boucle sa mission parallèle. Il ajuste les derniers détails, en silence. Toujours en silence.
Ils se retrouveront plus tard. Pour la suite. Pour l’autre partie de l’histoire. Celle qui n’a pas encore montré ses crocs.


Leave a Comment