Accueil » La Campagne Impériale – Acte 86 : La tour aux têtes de mort

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La Campagne Impériale — Acte 90 : Le bal des faux-culs, un singe de trop, et la croisade qu’on ne m’a pas demandé d’approuver

J'ai appris en une seule soirée deux vérités que le Vieux Monde s'acharne à vous cacher. La première : notre trésor, celui qui devait acheter notre pardon auprès de la Main Pourpre, un vieux loup édenté se l'était bu, joué et dépensé en filles pendant qu'on nous croyait morts. La seconde : quand les grands de l'Empire veulent comploter, ils ne le font pas dans une cave humide comme des gens honnêtes — ils enfilent des masques d'animaux, se murmurent des trahisons sur une valse, et appellent cela un bal.

La Campagne Impériale – Acte 87 : Un dîner chez la sorcière, une cage au-dessus du vide, et un mort qui me tend la main

Nous voilà donc à Kemperbad. Moi mort — administrativement s'entend —, Lupio la main violette planquée sous son gant, et Vanda dressée entre nous comme le seul membre de cet équipage qu'on puisse exhiber au grand jour sans allumer un bûcher. Trois éclopés, un bateau, une couronne d'or. Et déjà l'Empire qui remet le couvert. Au sens propre, d'ailleurs. Car tout commence par un dîner.

La Campagne Impériale — Acte 86 : Comment trois aventuriers découvrirent qu’ils avaient marché dans de la merde nécromantique

Par les boyaux percés de Morr ! Dix jours. Dix jours à barboter entre deux mondes, le ventre recousu comme une vieille outre, pendant qu’une gamine de rien du tout descendait seule chercher un grimoire de nécromant dans les entrailles de la terre. On se bat, on saigne, on manque crever — et c’est la petite qui remonte avec le trésor. Voilà l’Empire. Voilà ma vie !

Les chroniques impériales de Vanda – Chapitre 1 : Les mondanités façon Nuln

J’ai longtemps laissé aux autres le soin de raconter les histoires. Les bardes transforment les défaites en tragédies, les érudits changent les aventures en notes de bas de page et les vieux aventuriers ont cette fâcheuse tendance à se souvenir surtout des moments où ils ont eu l’air héroïques. Quant aux compagnons de voyage, mieux vaut ne jamais leur confier le récit d’une soirée arrosée si l’on tient un tant soit peu à sa réputation. Il était donc temps que quelqu’un rétablisse la vérité.
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