Des pistes floues… mais un nom émerge Toujours déterminé à percer les secrets des deux civils, le major MacMillan tente de faire parler son réseau. Malgré ses lacunes notoires en matière de recherche numérique, un coup de chance lui permet de se souvenir d’une fonctionnalité récemment évoquée par Turner : la recherche inversée d’image sur Google. Il recadre une photo prise la veille d’O’Neill et tente de l’identifier en ligne… en vain. Mais cette initiative va bientôt porter ses fruits grâce à une piste bien plus efficace.

Keith Morrow, un contact risqué
C’est à l’aube, dans le mess déserté du centre spatial Kennedy, que Michael Spay retrouve une vieille connaissance : Keith Morrow, un contact de la NSA. L’entretien est tendu mais sincère. Le sourire est là, mais les regards sont inquiets. Les mots sont choisis, pesés, car toute cette affaire est couverte par les niveaux les plus hauts de confidentialité. Morrow confirme : les deux civils ne sont pas ce qu’ils prétendent. Il fait une allusion directe à des programmes comme Blackstar ou Misty, où même les techniciens ignorent la finalité des modules qu’ils construisent. Dans ce genre de projet, les silences sont imposés, les carrières broyées à la moindre interrogation. Keith Morrow évoque même un ingénieur qui, après avoir posé une question de trop, a fini isolé en Alaska.
Un nom tombe : Albert Kensinger
Avant de se lever et de quitter la table, Kif Moro lâche une information cruciale : « Tu devrais chercher Albert Kensinger ». Selon lui, c’est le véritable nom de Pierce O’Neill. Un indice précieux, mais dangereux. S’engager sur cette piste, c’est accepter de franchir une ligne rouge dans l’univers des programmes non publics. Et Morrow, en fin connaisseur du système, termine avec humour — ou menace : « N’oublie pas, à la fin, c’est toujours moi qui gagne. »
Les doutes grandissent au sein de l’équipage
Pendant ce temps, Deirdre Turner continue de jongler avec ses responsabilités médicales et ses dilemmes éthiques. Elle prévoit un entretien avec Scalzo pour obtenir un appui hiérarchique en cas de dégradation psychologique d’un membre de l’équipage. Ses soupçons visent bien sûr Spay, mais peut-être aussi d’autres. Le capitaine Belton, de son côté, laisse entendre ses inquiétudes, de manière floue mais sincère. Turner l’écoute, lui promet une vigilance accrue, sans trahir ce qu’elle sait déjà. Le climat, plus que tendu, est dominé par le non-dit, la méfiance et une pression institutionnelle omniprésente.
Cap sur la piscine d’entraînement,
Tandis que certains s’enfoncent dans les archives ou les mess secrets, l’entraînement physique se poursuit. Direction le NBL — le Neutral Buoyancy Laboratory — une gigantesque piscine de 15 mètres de profondeur contenant une réplique à taille réelle de la navette. C’est là que Hamlet, Belton et les civils doivent s’exercer à l’usage des MMU, ces modules de propulsion individuelle nécessaires pour les sorties extravéhiculaires. À trente heures du lancement, tout s’accélère. Et l’équipage doit, coûte que coûte, continuer à jouer son rôle. Même si les cartes qu’on lui a données sont peut-être truquées.


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